SCENE II
Les Précédens, NAPOLÉON.
NAPOLÉON. Ah ! ah ! c'est vous, général ; vous n'étiez pas à la manœuvre?
CAMtnoxxE. Non, sire; mais un officier chargé de dépêches est arrivé d'Allemagne.
napoléon. L'avez-vous vu ?
cambronne. Non, sire ; nous nous cherchons inutilement depuis deux heures.
napoléon. Courez après lui ; peut-être m'apporte-t-il des nouvelles de ma femme et de mon fils. Vous me retrouverez ici.
SGEJNtt III.
napoléon, seul. Cette Vue est délicieuse !
Là-bas est la France! j'y pense toujours! Allons! allons! efforçons-nous d'oublier le plus beau rêve... Où est mon Plutarque?.... Ce Marins, deux fois proscrit et deux fois triomphant, est un singulier exemple des vicissitudes de la fortune.. . (Il prend le livre. Un papier ! [Il lit.) « Sire, tenez-vous sur vos ^gardes!» Toujours des averlissemens ! vou-
f drait-on violer les traités?... non, je ne puis le { croire... d'ailleurs, ne suis-je pus ici sous la i sauve-garde de l'Autriche et de la Russie? i Oui; ma;s la trahison,, les moyens secrets... | Je n'ai jamais craint la mort sur un champ i de bataille, je ne la craindrai pas davantage | sur ce rocher. (A Marchand.) Marchand! ! mon déjeuner ; je ne me suis jamais senti autant d'appétit... ce vent de mer est un excelj lent cuisinier, tout est bon avec lui. (On ap- ; por!e le déjeuner.) Capitaine Méjéan, j'ai remarqué ce matin que le peloton de droite I avait mal conversé?
le capitaine. C'est vrai, sire. (A part.) Il ! voit tout.