SCENE PREMIERE
NAPOLÉON, CAMHRONNE, NEY, État- Major.
An lever du rideau, le plati apé parles iroupes
il sel enleva • II baïonnette par lof (jre-
ii.ui: irde.
i>noror,d Napoléon. Siro, vous désiriez ce plateau pour observer les mouvement de l'ennemi; la garde vient de l'enlever à la baïonnette.
NAPOLÉON , prenant plan- .<nr le plateau, examine le mouvement de l'ennemi avec sa lunette. L'cnin mi s'est déjà replié sur la second > ligna; messieurs, jamais bataille ne s'est présentée si belle et si sûre; si Ions les mou vemens que j'ai ordonnés sont exécutés ponctuellement, nous coucherons ee soir à Bruxelles, et demain nous recueillerons d'immenses résultats.
LE MARÉCHAL NBY. Sire, l'ennemi a des masses profondes, et qui n'ont point encore été entamées. Si Votre Majesté veut me confier deux divisions et une partie de la garde impériale, je m'engage à enfoncer le centre de Wellington et ù le rejeter en désordre sur la forêt de Soignes.
napoléon. Maréchal, j'ai la plus grande confiance dans votre bravoure et dans votre habileté; mais le mouvement que vous me conseillez serait prématuré; je n'eng;igerai pas la garde impériale avant de savoir si Grouchy a reçu mes dernières instructions, et s'il est en mesure de les exécuter. Messieurs, nous jouons aujourd'hui les destinées de la France, et nous en sommes peut-être à notre dernier combat.
cambronne. Votre Majesté étant à notre tête, nous avons encore dix batailles malheureuses à livrer avant de cesser d'être redoutables à l'étranger.
napoléon. Mon cher Cambronne, j'aime à vous entendre parler ainsi. Si tous les Français pensent comme vous, nous pouvons encore, avant trois mois, devenir les arbitres de l'Europe.
le maréchal ney. Sire, le général Domont envoie prévenir Votre Majesté qu'un corps de huit à dix mille Prussiens vient de paraitresur notre droite, leeanon tonne en effet de ce côté.
NAPOLÉON. Et Grouchy' nue devient-il?
sans doute, il suit l'ennemi... Général Duhesme, portez-vous avec ma jeune garde audevant des Prussiens et empêchez leur jonction à l'armée anglaise. Vous, maréchal, demeurez ici, faites créneler la Haie-Sainte; repoussez l'ennemi s'il ose se présenter, mais ne hasardez aucun mouvement avant de savoir l'issue de la manœuvre des Prussiens. Messieurs, suivez-moi.