‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 204 sur 1577 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

Les Précédens, NAPOLÉON.

NAPOLÉON. Tout va bien, le mouvement de ma jeune garde a arrêté brusquement l'ennemi, il n'est point en force, et ses attaques n'ont plus rien d'inquiétant... Mais < à i ou— eliv ! qui me donnera des nouvelles de Grouchy?

1 E maréchal ney. Sire, nous allons être attaqués.

non gronde.

napoléon. Pour cette fois, c'est Grouchy! Messieurs, la bataille est gagnée maintenant. I h lop.

l'aide de cami\ Sire, l'armée prussienne, ayant dérobé une marche au maréchal (irou-

chy, vient d'entrer en lii;ne tout entière; notre droite est débordée, et le village de la Unie menacé.

napoléon. Maréchal, défendez le village.

Cambronne, à la tête de ma vieille garde, ;llez prendre vos lignes contre les colonnes anglaises. Mes amis, la victoire nous est arrachée ; mais nous pouvons encore combattre pour l'honneur du champ de bataille.

On exécute le mouvement, LE MARÉCHAL DES LOGIS DE DRAGONS. Sire,

nous sommes trahis ! plusieurs généraux haranguent leurs troupes et les engagent à passer à l'ennemi.

napoléon. Les as-tu vus? les as-tu entendus?

le dragon. Non, siro ; mais le bruit s'en répand partout.

napoléon. Les seuls traîtres sont ceux qui calomnient l'armée; retourne a ton corps el dis à tes camarades que les généraux qu'on accuse viennent de se faire tuer, à l'instant même, sur le champ de bataille.

le dracon. Vive l'Empereur !

napoléon. Il n'y a plus d'Empereur, mais il y a encore une France ! Soldats, vive la France !

les soldats. Vive la France !

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