‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 247 sur 1577 · LA GUIPURE · texte numérisé non relu

LA GUIPURE

M. Bourdier, M. Vizentini, M. Barbier.

M. Monteko.

M. Godln.

Mme C. Leroux.

Mme Pélagie.

Gcillebaut.

Sophie.

Dlmort.

Lacdier.

Lairent.

Davenay.

A. Galthier.

Mm M™ Mm Mm M"

Mra

La petite Anato.

Piochons Et dépéchons, Travaillons, Déblayons, Enlevons Ce terrain.

Avoir dés le matin Une pioche à la main, Vlà comme on fait son ch'min.'

JULIENNE

Ah! mon Dieu, quel tapage!.. Qu'est-ce que c'est donc que c'est gens-là, mon père?

(Les ouvriers s'éloignent et disparaissent par la droite.)

JOBARDEK.

Ma fille, ces ouvriers qui sont venus à Con.

carneau, au premier coup-d'œil on pourrait les croirfl ttrituàtrft mais il paraît qu'ils sont forgerons, puisqu'ils font un chemin de fer.

JULIENNE

Ils ont mis tout sans dessus dessous, dans le clos de maître Jacques.

JOBARDEK.

Oui... oui... ça fait partie de l'invcnlio.i. M. l'adjoint de Concarncau m'a explique- ça, il m'a dit: 'Voyez-vous, M. Jobardck. le chemin de fer va toujours tout droit... Il est comme Gusman, il n'connnît pas d'obstacle. Quand il rencontre nue rivière, il passe dessus; quand il rencontre une montagne, il passe dessous... ou dedans... rien ne l'arrête, il se liebe de la nature-entière. Me voilà, qu'il dit, vous êtes sur ma ligne, tant pire... et il abat les arbres, il perce les jardins, il traverse les murs. Si votre auberge est dans sa direction, il passera au beau milieu dé votre cuisine, sans s'inquiéter s'il casse vos œufs, où s'il applatita vos côtelettes... Si c'est vo~us qui vous trouvez sur son passage, il vous passera à travers le corps. Voila son système. »

JULIENNE

Tiens, nuis c'est fort désagréable !

JO!î L&DES.

Je lui ai dit en... !1 in-'a répondu : c'est désagréable, mais ça abrège, ei il faut toujours que e chemin de ieraille.

JULIENNE

Ah! mais ça doit être fièrement mauvais pour es chevaux, ils doivent glisser là-dessus.

JOIURDEK.

Tu dis ça à cause de ton Josselin.

JULIENNE

Dame ! un postillon si gentil, et qui est si amoureux de moi...

JOBARDEK.

C'est un fichu état.

JULIENNE

D'être amoureux de moi?.. Vous n'êtes guère galant, papa !

JOIURDEK.

Mais, non... d'être postillon...

JULIENNE

Oh! vous ne vous y connaissez pas.

JOBAUDEK.

C'est donc bien séduisant, un homme qui a de grosses bottes, une culotte de peau, et qui pile du poivre, jour et nuit, sur son poulet d'Inde? Tu aurais pu faire un bien meilleur choix... car je suis riche, très riche... avec mon auberge, mes bons morceaux de terre... et un portefeuille assez dodu... (a part.) Cinquante mille bons écus, qui ne doivent rien à personne.

JILIENNE.

Enfin, mon père, j'aime Josselin, vous avez consenti à notre mariage...

JOIURDEK.

J'y ai consenti... parc que ta m'as tant tanné!., et avec toi, je suis bête... Un vrai père dindon.

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