‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 253 sur 1577 · LES VILLAGEOIS · texte numérisé non relu

LES VILLAGEOIS

Il est fou !

JOSSELIN i appelant.

Julienne!..

JOBARDEK.

Tu as beau l'appeler. . . je l'ai mise au frais, elle est enfermée dans la cave...

JOSSELIN

Vous voulez me la refuser. Vous n'en avez pas le droit!

JOBARDEK.

Donner ma fdle à un postillon! au neveu d'un maquignon ! Fi donc ! tous les maquignons ont fait banqueroute.

TOUS

Oh!..

JOBARDEK.

11 n'y a plus de chevaux à Paris, il n'en reste plus que la fumée.

Ah!..

JOBARDEK.

Ma fdle épousera un grand seigneur, un 'administrateur, un baron , le baron Floumann ; car il est baron, il me l'a avoué!..

JOSSELIN

Ah ! mille nom de nom !.. c'est ce gredin de voyageur qui l'a ensorcelé... Ouest mon fouet? donnez-moi mon fouet!..

FLOUMANN.

Qu'est-ce à dire, drôle î'insulter un baron!..

JOSSELIN

Je me fiche des barons , je veux te démolir... A moi , mes amis, assommons-le !

(Les villageois font un mouvement.)

FLOUMANN.

A moi , ouvriers du chemin de fer, défendez votre chef!

JOBARDEK, s'inlerposant.

Ah! mais, un instant, je suis le père de ma fille, je m'en Datte... (Prenant le contrat que tient le notaire, et le déchirant.) et Josselin ne l'épousera jamais.

rère Jobardek, par pitié!..

JOBARDEK..

Tu demandes de la pitié, à moi, un millionnaire!., tn me fais pitié.

CHŒUR

Air : J'ct' uffe de colère.

Le beau-père est féroce, Il rompt des nœuds si doux.

Bonsoir, gens de la noce, Rentrons chacun chez nous.

(Jobardek et Floumann rentrent à l'auberge. Les villageois s'éloignent sur le chœur. )

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