‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 276 sur 1577 · LE NORMAND · texte numérisé non relu

LE NORMAND

Marchais, marchais*... il n'est tel qu'un vilain quand il se met en train !,.

(On escorte la loterie et l'on reprend 'e chœur.)

LE CHOEUR

Honneur (ris) à notre bienfaitrice, etc.

scèm: vu.

Les MÊMES, UN MÉDECIN petit-maître, entrant vivement.

LE MÉDECIN, à Jobardek, qui va pour sortir.

Pardon, mon cher Monsieur, mes deux grispommelés sont blessés Mir le garrot... Vojons, vite, un cheval, s'il vous plaît...

JOBARDEK.

Mais, Monsieur, je n'en tiens pas.

LE MÉDECIN

Donnez-moi le premier venu, je l'essairai... (Tirant sa montre.) Mon Dieu, une heure, et j'ai trente-cinq malades à voir avant d'aller dîner au llocher-de-Cancale; et il faut que je courre au congres médical qui se tient dans ce moment.

JOBARDEK.

Vous êtes médecin , et il faut que vous alliez en équipage?..

LE MÉDECIN

Eh bien! d'où arrivez vous donc, Monsieur?

JOBARDEK.

Monsieur, j'arrive de Concarneau.

LE MÉDECIN

Ah! très-bien, je vous le passe... A Paris, mon cher, un médecin qui va sur ses jambes est un homme perdu dans la foule, et il ne peut pas arriver !

An '■ Pi-ga/.e est un cheval.

Un docteur qui veut qu'on l'honore, Doit avoir au moins un cheval...

Souvent la maladie encore Va plus grand train que son cheval.

JOBARDEK.

Mais, en galopant sur la route, Si vous pratiquez à cheval, Vous risquez de donuer sans doute Des médecines de cheval.

(On entend des cris dans la coulisse à droite.)

Un médecin !.. allez chercher un médecin !..

Page 1