‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 277 sur 1577 · UN GAMIN · texte numérisé non relu

UN GAMIN

Mère Saindoux, donnez-moi-z'en donc pour 3ÎX blancs... (Il regarde la poêle.) Eh ben ! ousqu'a

sont les pommes de terres... elles sont frites?..

;- ai -

LA MÈRE SAINDOW , tenant son réchaud et sa poêle.

Ah! Jésus!.. Dieux do dieux!., la pauvre femme !..

TOUS

Qu'est-ce qu'il y'a?.. un accident?

LA MÈHE SAINDOUX.

Oui, et un fier malheur...

LE GAMIN, s'avançanr.

J'en suis... je prends mon billet.

(Il passe entre les jambes de ceux qui s'approchent.) LA MÈiiE SAINDOUX.

Et dire qu'il n'y a pas un brigand de médecin pour la sauver.

JOBARDEK.

En voilà un.

LA MÈRE SAINDOUX

Ah! mon bon monsieur le sirugien, tâchez de la remettre!

JOBARDEK , poussé,

Va-l-en donc, gamin.

LE GAMIN

Oh! c'te balle!.. Vlan!

(Il lui donne un renfoncement ; Jobardek lui allonge un coup de pied, et le gamin tombe sur son derrière en riant.)

LA MÈRE SAINDOUX

Faites donc de la place pour monsieur le sirugien !.. Via qu'on l'apporte !..

UN HOMME DU PEUPLE

Faut d'abord aller chercher le commissaire...

LE MÉDECIN

Mais, non... c'est un préjugé populaire avec lequel on laisse les gens en péril... Quand quelqu'un doit mourir, ça nous regarde, c'est notre affaire.

(On entr'ouvre le brancard fermé d'une toile rose et jaune, et l'on y voit sur un écritcau : la Pomme de terre malade.)

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