‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 301 sur 1577 · BROWER, ET TOUTE LA SUITE DU COMTE · texte numérisé non relu

BROWER, ET TOUTE LA SUITE DU COMTE

BAUDOUIN, en entrant.

Ma fdle !.. c'est de ce côté qu'elle a disparu.. Cherchez, courez tous !.. Mes trésors, mon pouvoir à qui la sauvera !

CLAES, montrant le précipice.

Elle est là, Monseigneur.

BAUDOUIN

Là !.. Perdue, grand Dieu !

Sauvée, sire comte, sauvée par mon maître, le chevalier Arundel d'Angleterre.

BAUDOUIN

Arundel !

M.VTHIAS BROWER, à part.

Arundel !.. il me sauve du même coup !

CLAES, descendant en scène.

Les voilà ! les voilà !

(Baudouin va au-devant de sa fille , qui se Jette dans ses bras.)

BAUDOUIN

Ma fille !.. tu m'es donc rendue !.. Chevalier, croyez- le bien, jamais Baudouin de Flandre n'oubliera ce qu'il vous doit aujourd'hui! Parlez... quel prix désirez-vous pour un pareil service ?

L'LRICK.

Je ne désire rien de pîus, sire Comte, que l'honneur de paraître et de combattre au tournoi qui se prépare,

BAUDOUIN

Votre titre seul vous en donne le droit, chevalier. Nous aurons donc mieux à faire pour nous acquitter envers vous. Suivez-nous à notre palais de Bruges; nous vous y offrons bonne et loyale hospitaiité.

(Uliïck s'incline.)

(Cirîq coups d'une cloche lointaine se font entendre, et une rayure de la housse disparaît.)

Cinq heures, déjà !

ULRICK

Cinq ans !

CLAES

Oui, mais te voilà chevalier !

(Tout le monde est remonté à cheval. Zamba est remonté sur la branche d'arbre, et montre deloin le pâté à Fridolin. Les cors sonnent le départ. Mouvement général. La toik baisse sur ce tableau.)

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