‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 317 sur 1577 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

Les Mêmes, moins L'ÉCUYER.

FRIDOLIN

Ainsi, malgré tout ce que je puis dire, tu es donc bien décidé?..

ULRICK, le repoussant.

Oui, je me lasse enfin de cette persécution... Laissez-moi! (Tendant le mors à Claes.) Tiens, Glaes.

FRIDOLIN

Ah! c'est comme ça? Eh! bien, je te sauverai malgré toi !.. Non, tu ne te parjureras pas, et pour t'en empêcher j'irais plutôt je ne sais ou... Tiens... à l'autre bout du monde... Dans la lune, même s'il le fallait !

ULRICK

Eh! bien, allez-y... ne fût-ce que jusqu'à demain... Tout serait fini alors!

FRIDOLIN, reculant d'étonnement.

Quoi? tu aurais vraiment le cœur de m 'envoyer... si loin que ça?

ULRICK

Oui.

FRIDOLIN, exaspéré.

Tu veux que j'aille dans la lune?..

ULRICK, tendant toujours le mors à Claes. Oui, je le veux \

(Les mois je !e veux ne sont pas plutôt prononcés,

que Frîdolin tombe à la renverse sur le lit qui disparaît et est remplacé par un énorme filet dans lequel se débat le pauvre diable, et qui est emporté vers le fond qui s'ouvre, par une bande d'oies sauvages, dont chacune tient un fil, et qui, en battant des ailts font entendre cinq cris. Une rayure s'efface de la housse.)

ULRICK

Malédiction!., ah! c'en est trop!..

(Il jette le mors magique à Claes et fuit par la porte de gauche. Claes disparait sous terre en riant aux éclats.

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Deuxième tabteau»

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