SCÈNE IV
Les Mêmes, moins L'ÉCUYER.
FRIDOLIN
Ainsi, malgré tout ce que je puis dire, tu es donc bien décidé?..
ULRICK, le repoussant.
Oui, je me lasse enfin de cette persécution... Laissez-moi! (Tendant le mors à Claes.) Tiens, Glaes.
FRIDOLIN
Ah! c'est comme ça? Eh! bien, je te sauverai malgré toi !.. Non, tu ne te parjureras pas, et pour t'en empêcher j'irais plutôt je ne sais ou... Tiens... à l'autre bout du monde... Dans la lune, même s'il le fallait !
ULRICK
Eh! bien, allez-y... ne fût-ce que jusqu'à demain... Tout serait fini alors!
FRIDOLIN, reculant d'étonnement.
Quoi? tu aurais vraiment le cœur de m 'envoyer... si loin que ça?
ULRICK
Oui.
FRIDOLIN, exaspéré.
Tu veux que j'aille dans la lune?..
ULRICK, tendant toujours le mors à Claes. Oui, je le veux \
(Les mois je !e veux ne sont pas plutôt prononcés,
que Frîdolin tombe à la renverse sur le lit qui disparaît et est remplacé par un énorme filet dans lequel se débat le pauvre diable, et qui est emporté vers le fond qui s'ouvre, par une bande d'oies sauvages, dont chacune tient un fil, et qui, en battant des ailts font entendre cinq cris. Une rayure s'efface de la housse.)
ULRICK
Malédiction!., ah! c'en est trop!..
(Il jette le mors magique à Claes et fuit par la porte de gauche. Claes disparait sous terre en riant aux éclats.
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Deuxième tabteau»