SCÈNE II
Les Mêmes, FRIDOLIN.
ULRICK
C'est vous, maître... on vous a donc rendu la liberté enfin ?
FRIDOLIN
On ne m'a rien rendu du tout... je me suis sauvé... par escalade.
CLAES
Une escalade! avec un physique comme ça... nous revenons donc aux miracles !
FRIDOLIN
Je ne vous parle pas, à vous, drôle!.. (A Ulrick.) Imagine-toi qu'on m'avait enfermé dans une espèce de cage où l'on me jetait de l'eau sur la tète toute la journée... sous prétexte que j'étais fou... c'était à le devenir!.. Je ne sais qui diable a pu leur donner cette idée là... Ils prétendent que là-bas, au tournoi, j'ai parlé très long-temps, sans rien dire... c'est possible... mais je ne suis ni le premier, ni le seul... sans compter les avo ats... après ça, c'est peut-être la colère qui avait paralysé ma langue.
CLAES, riant.
Oui, peut-être.
Je vous ai déjà dit que je ne vous parlais pas... Enfin, un beau soir, il ont oublié de fermer ma cage... je suis parti lestement...
CLAES
Lestement?..
FRIDOLIN
Veux-tu bien te taire! Et enfin, me voici... Heureusement, rien n'est fini, encore, n'est-ce pas?
ULRICK
Non, mais, ce matin.,.
FRIDOLIN
Oh ! ce matin, comme je serai là, j'y mettrai bon ordre.
ULRICK
J'espère, au contraire, maître, que vous voudrez bien enfin ne plus faire obstacle à mes volontés.
FRIDOLIN
Comment? tu consommerais le parjure?
ULRICK
Quelqu'un!., silence!..
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Les Mêmes, un ECUYER.
l'écuyer.
Sire Arundel, l'Empereur et notre seigneur et maître, le comte de Flandres vous attendent dans la salle du trône, d'où le cortège partira pour se rendre à la cathédrale.
ULRICK
11 suffit... Je tous suis à l'instant.
(L'écuyer sort.) — — — •— —w— — immmmmmmmm a— mmmmmmimmm