SCENE XI
Les Prussiens battant en retraite, les Français apparaissant ; fusillade. Le COLOLEL BeRTAUT, à la tète de son régiment, emporte la place, maison à maison. Z-'EmpErlur paraît.
des Voix. L'Empereur! l'Empereur!
vive l'Empereur !
BRlSQUEr, agitant le drapeau tricolore.
Vive l'Empereur !
l'homme. Tous les habitants sortent des maisons.) Oh ! il était temps que vousarrivassiez, Sire !
l'empereur. Me voilà, mes enfants, soyez tranquilles. Colonel Berlaut, poussez les Prussiens jusqu'à ce que vous trouviez une résistance sérieuse, et alors revenez me trouver avec un ou deux prisonniers, si c'e^t possible.
Bertaut. Sire, voici ma maison; elle est à la disposition de votre majesté. Pierre, ouvrez tout, illuminez tout.
l'empereur. Merci, colonel ; peut-être en proliterai-je. En attendant, j'ai à causer avec tous ces braves gen^-là. Je veux qu'ils me voient, je veux qu'ds nie touchent, je veux qu'ils me seotent au milieu d'eux.
TOUS. Vive l'Empereur 1 l'empereur. Une table et une chaise , voilà tout ce que je demande.
bertaui-. Une table et une chaise pour l'Empereur". [À Pierre. ) Et mou lils et ma fille, Pierre?
pierre. Partis depuis une heure pourParis, mon colonel.
bertaut. Bien. {Aux soldats.) En avant!
mes amis, en avant.