SCENE XIII
Les JiÈMES, BERTAUD, revenant.
bertaud. Sire !
l'empereur. Eh bien! colonel?
bertaud. Sire, je ne crois pas que nous ayons de grandes forces devant nous. L'ennemi n'a p.s tenu. J'ai fait faire balte au régiment à un quart de lieue de la ville, où il restera de grande garde jusqu'à l'heure où Votre Majesté le rappellera.
l'empereur. C'est bien, mon cher colonel.
bertaud. Votre Majesté ^a eu des renseignements positifs?
l'empereur. Oui, et qui viennent de quelqu'un de votre connaissance. Approchez, monsieur de Mégrigny.
bertaud. Emmanuel !
EMMANUEL. Mon th«r oncle!
l'empereur. Voyons, embrassez-vous.
bertaud. Votre Majesté ne daigne pas entrer dans ma maison ?
l'empereur. Merci, nous partons ( on enlève la table) dans dix minutes; il faut sauver Troyes, nous laisserons une arrière-garde ici, nous traverserons la forêt de Der avec de bons guides... à Brienne nous retrouverons la chaussée. . . Messieurs, vous entendez, dans dix minutes nous marchons sur Bi ienne, à ira vers la forêt de Der; que tous les ordres soient don nés en conséquence. (Roulement.) Qu'est-ce que c'est que cela?
bertaud. Sire, c'est le convoi du pauvre Michelin, un vieux soldat. Sire.