‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 435 sur 1577 · SCÈNE Xïï · texte numérisé non relu

SCÈNE Xïï

Les Mêmes, LE COLONKL 151 II 1 AID.

RBRTAtfft. Ou'esl-ce à dire, \'iri<>r?tu me parlais d'une réunion de i amaradts, et au bruit qui se fait ici, 1>1 dirait une querelle, une lutte, un combat.

Franck. Non, non, mon père, tranquillisezvous, il n'y a ici que des aniis.

vi crois, 6<n au Préfet. Vous n'avez d'ordre que pour moi seul, Monsieur '.'

LE PRÉFET. Pour vous seul.

vicier.. Alors, mes amis suit libres?

LE préfet. Ils le sont.

VICTOR. Vous ave/, ma parle, Monsieur, je suis votre prisonnier ; mais silence.

LE GÉNÉRAL. Victor !

victor, le doigt sur 1rs lèvres. Silence.

rertal'D , reçonnftùtynt la voix. Ah!

c'est vous, général Michel*

victor Eh oui, mon père, vous voyez donc bien que vous v us trompiez.

rertaud. Gomment! vous êtes chez moi, généra", et je ne suis pas averti !

victor. Ces messieurs ne font que passer à Grenoble, mon père, et comme vous descendiez ils prenaient congé de moi, en me chargeant de toutes leurs amitiés pour vous. Messieurs. (// leur fuit signe de se retirer.)

bertaud. Adieu, colonel.

les autres. Adieu.

rertaud. Adieu. (Pendant tout ce temps, Victor fai- des signes impératifs à ses amis, en leur montrant son pèm. L, Préfet de son côté, fait signes aux gendarmes de laisser passer.)

sckm: xiii.

Les Mêmes, moi»* les Conspirateurs.

France. Et maintenant, mon frère, par grâce, remontez chez vous.

RERTAUD, inquiet. Mais Victor, où est Victor?

victor. Me voilà, mon père. (// fait par lignes an Préfet la prière d'accompagner son père; d'un signe d< tête le Préfet y consent.) Je vous accompagne, soyez tranquille. (Il sort tenant son père d'un enté, tandis que France le tient de l'autre. Le Préfet et les gendarmes les suivent des yeux. Silence, puis au bout d'un instant, Victor rentrevivement.)

LA BAR-RlERt CLICHY.

victor. Merci, monsieur le prcfct|, et maintenant je suis à voire discrétion, le purfet. Suivez-moi, monsieur.

Page 1