‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 451 sur 1577 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

SOLDATS, puis DUROCRABIOND, AL- BOlSE, TAMBOURS, etc.

UNE sentinelle , apprêtant les armes.

Qui vive!

BONVPUtTE.

une voix, en dehors. Ronde d'officier... [Entrent tesous-lieu enanl Duroc, lecaporul H ai mond, le grenadier Â!boi<e, le, T<u>bour et un détachement de soldats. Arrivés en arène, ils rompent les rangs et foftnent les faisceaux,)

ALBOISB. Eli bien! les artilleurs , anrezvous bientôt l»ni de travai 1er comme des taupes, sans seulement montrer le bout de votre nez et sans tousser un peu? La drôle de besogne! Nous nous mouchons plus haut que ça, nous autres.

le TAMBOUR. Tais-toi donc, Alboise; histoie de régaler d'une petite surprise les liabits rouges qui sont dans Toulon.

raimond. Ils se défendent bien, tout de même.

JUNOT, interrompant sa lecture. Parbleu, ils sont q*uinze mille là- dedans, bien fortifiés... oh ! n'importe, on unira bien par les jeter à l'eau.

ALBOISE. Ma foi, sergent Junot, ce n'est pas l'ancien général <|ui eu serait venu à bout... Le citoyen Carlaux, ui peiutre 1 Que «iiable était-il venu faire ici?

LE TAMBOUR. Des batailles pour le Musée de l'arU... A pré en», le voilà r< tourné dans son atelier... Il y fera des nez... à commencer par le si -v.

r ai Mort d. Oui, et voilà qu'à sa place on nous a (Envoyé un médecin.

alboise. Le citoyen Do met, chirurgienaccouc heur, dentiste, v lérinaire; ah! si, du moins, il pouvait purger l'armée d'un las d'intrus' II y a ici tant de gens qui se mêlent de ce qu'ils ne connaissent pas!

RAYMOND. Doucement, gr< nadier, nous avons des commissaires qui pourraient prendre ça pour eux.... Salicetti, Albilte, Gasparin...

alboise. Ça m'est bien égal... Est-ce qu'on n'a pas toujours son franc- parler? Oh ! il n'y a pas de terreur pour nous autres. — On m'a>pelle quelqu fois chien hargneux , permis! J'aboie, mais je ne mords pas.

LE tambour. Le fait est qu'il s'en prend à toui le monde... Hier, encore, il avait entrepris le petit corn Mandant d'artillerie en second... — Comment l'appelez-vous donc?..

Ah ! Bonaparte .

Alboise. Et pourquoi pas, tapin ? La jeunes -e a besoin d'être admonestée... Vous le ménagez trop, ce petit bonhomme... ça lui donne de la vanité, ça l'empêchera de grandir... Je veux bien qu'il ai' quelque mé ite dans sa partie, mais, que diable ! il lie faut pas le sortir de là. Je voulais causer avec lui.., ali bien oui ! impossible d'eu tirer trois paroles. .. Ma toi, s'il y a des idées dans cette

tête-là, il faudrait un fier tife-boucboQ pour les faire sonir! (On entend un roulement.)

DDROC. (.'est le général qui visite les postes avec les représentants. Aux ..mes! (Les soldats défont les faisceaux t on bal aux champs.)

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