SCÈNE III
VALENTIN, puis ALEXANDRE.
valentin. Non, je n'espère pas que le bonheur lui soit rendu !... Je ne m'y trompe pas, tout est changé autour de l'impératrice , et ces grands dignitaires qui étaient la tout a l'heure ne pouvaient déguiser une sorte d'embarras... Que va-t-il donc se passer?. . Le moment viendrait-il
LE PRINCE. EUGÈNE ET L'IMPÉRATRICE JOSÉPHINE
où il me faudrait maudire ces grandeurs où j'étais si heureux et si h'cr de voir parvenir la veuve du général Beauharnais?
Alexandre, à un Huissier. C'est très-bien, monsieur; je me charge de demander à sa majesté s'il lui plaît de recevoir mon camarade.. Vous voilà, Valentin?
valentin. Monsieur Alexandre!
Alexandre. Moi-même, arrivé depuis une demiheure.
valentin. Et le vice-roi?
Alexandre. Il est ici, aux Tuileries, auprès de l'empereur,.. Eh bien, vous avez l'air tout singulier!.. Pensiez-vous donc que je manquerais à ma qualité d'aide de camp du prince Eugène et que je viendrais à Paris sans mon général? Non pas; j'ai eu l'honneuret le plaisir de l'accompagner sur le champ de bataille, et je ne veux ni ne dois le quitter désormais; car avec lui on est en bonne compagnie!.. (A l'Huissier.) Voulez-vous m'annoncera l'impératrice?
valentin. En vérité, je ne puis comprendre...
Alexandre. Quoi donc , Valentin?... ce rapide voyage?... Eh! mon Dieu, n'allons-nous pas aujourd'hui d'une extrémité à l'autre de l'Europe comme un bourgeois de Paris va se promener à Versailles ou à Saint-Cloud?
Joséphine, entrant Alexandre!.. Laissez-nous, Valentin... C'est là que vous ferez attendre la personne qui vous a remis un billet pour moi.
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