SCÈNE II
Les Mêmes, BONAPARTE.
BONAPARTE, s' arrêtant à considérer les vieilles armes déposées dans le coin du salon. Ah ! ah ! de vieilles armes 1
duroc. Toutes rouiilées et bonnes à vendre à la livre.
ronapaiîte. De nobles souvenirs, Duroc!
De vaillants cœurs oui battu sous cesarmures ! Voilà des épée*, des lances, des en rassesqui ont arrêté des armées: <;!iaqne homme alors était une force!... Aujourd'hui le canon a rendu tout cet attirail i .utile ; mais respect à ces monuments d'un autre âge!... Honneur au courage de nos pères!... Junot, nous recueillerons toute:, ces armes... N us les garderons avec soin, avec orgueil ; on pourra quelque jour en faire un musée d'artillerie!...
DUROC. Il y a là à côté un jeune enfant qui pleure, et qui ne répond que ces mots à toutes les questions qu'on lui adresse : Je veux voir le général, laissez-moi parler au général. Ma foi ! il m'a. intéressé, je l'avoue, et je lui ai promis que tu le recevrais.
bojnaparte. Fais-le venir. . .