SCÈNE PREMIÈRE
HENRICH, BIRMANN, SOLDATS AUTRI- CHIENS.
henrich, tout en rangeant. Prends garde, Birmann , tu oublies le tabouret qui sert au au général pour ses pieds malades. ..
rirmann. Ah! ah ! je te remercie de m'y
faire penser Sans toi, je courais risque
d'un rude sermon, pour ne pas dire davantage...
henrich. Un peu de schlague ; onze coups entre les épaules, comme j'en ai reçu hier.
rirmann. Et pourquoi?
henrich. Pour le quatrième bouton de l'uniforme qui reluisait un peu moins que les autres. ..
rirmann. Ah ! c'est qu'il faut y veiller de près... Les chefs sont sévères sur la tenue.
henrich. La tenue, c'est la gloire de l'armée autrichienne...
rirmann. Oui, sa gloire. ..
henrich. On n'en dira pas autant des Français... (Riant avec stupidité. Hé! hé! ht';!... Oui, oui, oui'... Souliers, culottes, chapeaux, tout, misérablement, tout!... Hi! lii! hi ! (Changeant de ton, et portant la main à son shako, ainsi que ses camarades qui restent immobiles.) Le général !
tous LES soldats, gravement. Le général ! (Le général Beaulieu entre, marchant péniblement, appuyé sur le bras du général Liptaï. — En passant , il s'arrête devant un soldat , prend le bas des revers de son uniforme et les tire avec force ; le soldat reste impassible , la main à son shako. — Beaulieu va s'asseoir, fuit un geste ; les soldats pivotent comme des machines et sortent.)