SCÈNE PREMIÈRE
un officier italien. Italiens, les Français ne franchiront pas les portes de Pavie.. . S'ils osent s'en approcher, ils seront foudroyés par les canons qui couvrent nos remparts. . .
un paysan. Même quand ils seraient conduits par ce Bonaparte, l'envoyé du démon , que le ciel confonde.. .
UN paysan. Bonaparte a péri dans les' gorges du Frioul.
le paysan. Qu'il ait péri ou non , peu
BOIUPAÎITE.
nous importe!... Mes camarades , les paysans se sont levés comme moi, et nous avons promis ;i 1 1 x sc:gneurs de Venise de délivrer l'Italie de ces hérétiques de Français!...
tous. Mort aux Fiançais!
il», paysan Comme à Mi!an , comme à Vérone, comme à Benascd, pour tous ceuv q ii nous tomberont sous la main !...
UN HOMME, arcôufaftt. \]\\ bien . nous ne manquerons pas de besogne!... (On l'entoure >:rer curiosité.)
voix rrVEKStS. Qu'y a-t-il? Parle! Qu'y a-i-il?
l'iiommi-. Eh bien, vous savez que j'étais allé chercher des nouvelles... Voici ce que j'ai apprit*.. * Le gros de l'année française, conduit par Bonaparte, s'approche de Pavie à marchés forcées...
Tous Ah ! ah !
l'homme On dit que le général a juré de tir r une vengeance éclatante de ce qu'il appelle notre r bellionl... On dit qu'il s'avance en laissant partout la désolation sur son passage.
tous, arec anxiété. Ah !.. . Pourronsnous ré-ister!... S'il s'empare de Pavie!... que deviendrons-nous ?.. .
le paysan. Dieu e<t pour nous!... (On entend le sondes cloelws.) Écoule/-!... Ceci unis annonce que monseigneur Matei vient appeler sur nos armes les bénédictions du ciel!... (Chant religieux dans la coulisse. Le cardinal Mattei entre suivi d'un cortège religieux, .-irrité en srène, il bénit la foule prosternée autour de lui.)