SCÈNE II
BONAPARTE, JUNOT, Officiers, Soldats Français, Soldats Italiens sur la plateforme, l'officier italien.
ronaparte. Soldats, je l'ai juré : la ville emportée, deux heures de pillage. Eh bien l Junot?...
junot. Général, je leur ai lu votre proclama ion, et j'attends leur réponse... (Bonaparte regarde à sa montre. Silence.)
LE COMMANDANT, paraissant sur la plateforme entouré de soldats. Français, vous attendez notre réponse, la voici!... Feu!...
(Coups de canon et fusil'ade. — Les ioliùts français irrités vont pour répondre à cette attaque.)
RONAPARTE, avec un geste impérieux H d'une voix éclatante. Qui dune osera féire feu avant que je n'en donne l'ordre ? Est-ce l'armée d'Italie que j'ai devant moi, ou une troupe de paysans indisciplinés.!:.. Qu'on fasse avancer l'artillerie et les pièces de siège!... (Cet ordre est exécuté; on pointe. les canons. Begardant àsa montre.) Cano iniers, feu!... (On tire à deux reprises) Soklats, en avant ! Qu'on enfonce les portes à coups de hache!... (Les soldats, sapeurs en tète, s'élancent sons une grêle de battes... Les partes sont eu foncées à coups de hache par les sapeurs. Les soldats y entrent pêiemême, suivis par la cavalerie. Tumulte, cris de détresse dans la ville, dont les habitants sortent avec épouvante. Le plus grand nombre se jette au.r pieds de Bunnparte en faisant entendre des supplications.) cris. Grâce!... Pitié!...
BONAPARTE. Piiié, dites-vous 1 II n'est plus temps !... l'heure de la justic s a sonné !... (Le cardinal sort de la ville avec le clergé et vie<t se prosterner aux pieds de Bonaparte.) Relevez-vous, relevez-vous donc
est-ce à moi de vous apprendre qu'on ne s'agenouille que devant Dieu !. ..
le cardinal. Rien ne résiste à vos armes ! Soyez, clément comme nous êtes invincible!... le ciel...
Bonaparte. le ciel! vous l'imploriez naguère pour qu'il bénît de criminelles tentatives... Moi je pourrais vous dite qu'il m'a envoyé pont faire justice à chacun !. .. Quand donc les ministres duC.hiistse souviendrontils des préceptes de leur divin maître... Si vous aviez été fidèles à son Evana.e, vous ne seriez pas ici à me demander grâce... Assez 1 assez !
le cardinal. Eh bien ! a copiez une autre réparation : tous nos trésors...
Bonaparte. De l'or!... c est de l'orque vous osez m'ofrir!... Quand vous encou\ririez cette place et tous les pavés de celte ville, cela ne pourrait suffire a payer le sang d'un seul de mes soldais !. ..
Joséphine, avant d'entrer. Bonaparte!...
Bonaparte!...
Bonaparte. Joséphine!...