RENÉ, LOUISE, HENRI
HENRI, allant s'asseoir près de la table. Maintenant, expliquez-vous, bonne femme, je vous écoute.
LOUISE
Vous allez tout savoir.
rené, bas.
Et le sauf-conduit?...
louise, de même.
Je tiendrai mon serment.
HENRI
Eh bien?...
LOUISE
Avant de vous révéler le complot qui vous menace, Sire... j'ai une grâce à vous demander.
HENRI
Ah ! le prixavant le service?., soit... Et quelle est celte grâce?...
locise, avec effort.
Un sauf-conduit pour cet homme...
HENRI
Un sauf-conduit ?...
LOUISE
Pour cet homme... qui a sauvé mon enfant... et m'a donné les moyens de vous sauver vousmême.
HENRI
Mais sais-je qui il est, et s'il mérite créance... et vous-même, vous que je ne connais pas, que je ne vis jamais, je pense, qui me dit que je doive vous croire plus que lui?...
LOUISE
Moi... j'ai peu à vivre, Sire... et les mourans ne mentent pas.
HENRI
Mais qui doncétes-vous enfin?...
LOUISE
Une fois déjà, dans une nuit terrible... je vous ai annoncé bien des malheurs et bien des crimes. . et je vous ai dit : « Au nom de votre salut, Sire, croyez-moi. »
UENRI, se levant.
Vous?... Quoi! c'était vous, qui dans la maison de l'infâme René... (Mouvement de René.)
LOUISE
Oui, Sire, moi, la servant;- delà reine-mére, Vous m'avez crue alors, et vous fûtes sauvé.
HENRI
Pauvre femme!... et pour prix d'un dévoùment si pur, si désintéressé, Dieu ne vous a envoyé que souffrance et misère!.., Oh! mais il vous sau-
HENRI IV
rera a Notre tour, pour que je puisse enfin m'acquilter envers vous!
Sire... les momens sont précieux... mes forces,., le sauf-conduit de cet homme...