ACTE II, IXe TABLEAU, SCÈNE IV
HENRI, aux autres.
Qu'on nous laisse.
louise, a part.
O mon Dieu I soutiens mon courage et mes forces 1
HENRI, la regardant.
Quelle misère affreuse! (Haut.) Approchez, bonne femme, et prenez confiance.
LOUISE, bas, à René.
J'en étais sûre... Lui aussi ne me reconnaît pas!...
RENÉ, de même.
Nommez-Yous alors...
locise, de même. Mais je ne veux pas qu'il me connaisse, moi.
RENÉ
Soit 1
LOUISE, d'une voix tremblante.
Sire... excusez-moi... l'émotion... la faiblesse...
HENRI
Remettez-vous, et parlez-moi sans crainte.
LOUISE
Eh bien 1 Sire...
HENRI
Qui vient là?... j'avais dit pourtant... Ccst vous, Bellegarde?...
BELLEGARDE
Pardon, Sire, mais je ne pouvais me dispenser de prendre vos ordres.
HENRI
Et sur quel sujet?...
BELLEGARDE
Un parlementaire s'est présenté aux avantpostes.
Henri, avec joie.
Un parlementaire !...
LOUISE, bas, à René.
Grâce à Dieu, nous sommes venus à temps!
HENRI
Et quelles propositions nous apporte cet envoyé de la Ligue?
BELLEGARDE
Il ne peut les faire connaître, a-t-il dit, qu'à Votre Majesté elle-même.
HENRI
Qu'il vienne donc alors.
louise, vivement.
Pas avant que vous m'ayez entendu, Sire...
HENRI
Comment?...
LOUISE
Je suis si faible !... et ce que j'ai à vous dire... c'est pour vous la vie ou la mort.
BELLEGARDE
Quel étrange mystère !
HENRI
Que le parlementaire soit conduit et gardé à
vue dans la tente voisine; on me l'amènera quand j'en donnerai l'ordre.
BELLEGARDE
Il suffit, Sire. (H s'incline et son.)
OOOO OOOOOOOO JOOOOOOOOOOOOCœOOûOOOOOOOOOOCOOOOO OOOO