‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 650 sur 1577 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

Les Mêmes , BIRON , SULLY, le Colonel TISCHE, Officiers, Soldats, dans le fond.

HENRI

Messieurs, voici le baron de Luz qui revient librement à nous. (Bas, au baron.) Je dis cela, parce que je ne pense pas qu'à présent vous puissiez encore servir contre moi.

le baron, de même.

Il faudrait que je n'eusse pas d'àme!

HENRI, lui prenant la main.

Bien! (Haut.) Quand il nous a quittés ; vous l'avez cru traître et parjure. Il n'en était rien, car je lui avais moi-même rendu ses sermens. Le revoilà des nôtres, et cette fois j'espère, qu'il ne nous quiltera plus.

LE BARON

Jamais, Sire!... Mais je dois vous apprendre...

HENRI , bas.

Rien devant eux... plus tard. (Haut.) J'ai promis au baron de lui fournir promptement bonne occasion de me bien servir, et je vais tenir ma parole. Ce que j'ai su des souffrances du peuple de Paris, la misère horrible dont j'ai vu ici même un exemple m'ont brisé l'àme!... Je ne veux pas devoir mon succès à de si affreux malheurs... Le convoi de vivres arrêté par nos troupes sera conduit sous les murs de la ville, et j'en donne le soin à M. de Luz. (Bas, au baron.) Voilà comment je me venge.

LE BARON, de même.

Ah! Sire, je ne vous connaissais pas encore!

ÏTliNRI IV,

III NUI, do ne me.

Je vaux donc mieux que vous ne pcn>n/ î (Haut.) Allez, baron, et dites diligence. (A Ueiiegarde qui parait à la porte de gauche.) Lli bien ? BELLEGARDE.

Hélas '. H n'y a plus d'espoir I

I1EMII.

L'infortunée !

BELLEGARDE, bas.

Revenue à elle un moment: « Rejoignez le roi, m'n-l-elle dit , qu'il sache par vous que Louise d'Arnegui lui pardonne, et va prier pour lui. »

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