SCÈNE III
HENRI, SULLY, ZAMET, le Chancelier,
quelques Courtisans, au fond.
HENRI, allant s'asseoir près d'une table à droite.
Voyons, Sully, occupons-nous maintenant de donner de la besogne à nos fidèles Etats. D'abord les taxes sont trop lourdes, il faut les diminuer. Remettez-moi votre projet de dégrèvement, que je le signe. M. le chancelier le portera aux Étals; ils en donneront leur avis. Je veux que le début de leurs travaux soit consacré au soulagement du peuple.
ZAMET
Un dégrèvement... Mais, Sire, il n'est peutètre pas encore temps d'y songer.
Il EMU.
<)h! si l'on vous écoulait vous, monsieur le financier, il ne serait jamais temps de réduire les taxes... car vous êtes le fisc incarné! Mieux vaudrait-augmenler encore les charges, n'est-ce pas ?
ZAMET
Mais on ne sait ce qui peut arriver, Sire, et je <jj#is que ce serait, en clïet, plus prudent.
1IESIU.
Oui. cela vous irait surtout à vous, chargé des receltes; car plus l'impôt produit d'ecus, plus il en reste aux mains des cullccteurs, n'est-ce pas ? Eh Lien! nous pourrons nous entendre: imaginez quelque bonne nouvelle t axe qui fasse bien rendi égorge aux hauts tenanciers, aux mauvais riches, aux grugeurs des deniers publics, nous en commencerons l'épreuve sur vous...
ZAMET
Mais, Sire...
HEMii.
Assez... Nuits y reviendrons.
ZA.UEi.
Oui, Sire. (A part. Ça va mal.
1IEMU.
Monsieur de Sully, j'approuve sans réserve \mtre projet. Monsieur le < iianecliei, p iriez çclédit aux États, et qu'ils ne se séparent pas sans l'avoir mis en délibération. « Diles-leur bien que je dé-
IlKMll IN.
» -ire désormais que les charges publiques pèsent hr ceux à qui elles profitent le plus, et qui ont » r p irlcr; que les nobles doivent à
» l'Étal plus que leur épéc; qué*J'enlends qu'ils tournent à leurs terres et apprennent une »bo i le pain qu'ils mangent; que
» je ne Mus plus enfin que l'impôt soil pour le » peuple le gang qu'on Hrc des veines la moelle ;> qu'on arrache «le- »<. AU / n
Ahl SÎre, la postérité retiendra ces belles pa-