HEURT
Approchez, Bfellegarde. Eh bien, qu'ayez vous à nie dire de M. de lîiron ?
BELLEGARDE
Il a refusé de m'entendre, Sire. «Puisqu'on m'a donné des jagel, a-l-il dit, qu'ils fassent leur office; je ne dois plus avoir affaire à d'autres. » IJKNKI, se levant.
Quelle déplorable obstination 1 Mais le malheureux veut donc absolument se perdre ! SULLY.
Pourquoi ces regrets, Sire? Le maréchal de lîiron a rendu de grands services à votre cause, nous le savons toas ; mais ces services, les aviezvotis donc méconnus, oubliés? Son insatiable ambition l'a poussé, malgré vos bienfaits, à pactiser avec vos ennemis, à vous trahir, et avec vous la France. A loi donc la finie, à lui le châtiment I Songez-y, Sire, l'orgueil et la turbulence des grands vassaux n'ont suscité que trop de guerres et de déchiiemens dans l'Etat'. Il faut les arrêter par un sévère exemple ! Il faut qu'ils apprennent que la loi régne seule, et met do niveau les grands et les petits. C'est aujourd'hui même que s'assemble la commission qui doit juger M. de Biron...
HEMtl.
Aujourd'hui... déjà ?
SULLY
Oui, Sire; aujourd'hui la sentence sera prononcée, et, quelle qu'elle soit, il faut que la justice ait son cours. Il y va du salut de votre couronne.
m. MU.
Ma couronne!... Ah! jamais elle ne m'aura : si lourde à porter!... je me croyais an terme de mes épreuves... La Ligue est partout désarmée ; la paix régne en France ; l'étranger nous craint et nous respecte; mon mariage avec Marie de Médicis m'a donné le bonheur intime, les joies de la famille, et, au milieu de cette paix, au milieu de ce bonheur, le coup le plus cruel \io:it me frapper!... Biron, un\ieil ami, un frère d'armes, périr sur un échafaud!... Oh! messieurs, messieurs! plaignez-moi, car j'amais homme n'a souffert ce que je soutire ici!
OOOOOOOCCOSOCOûOOOOOGOOOOGeodOOOOOOOOOOOOCO&OOOOOSO