‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 698 sur 1577 · SCENE X · texte numérisé non relu

SCENE X

OLIVIER DE SOURDIS, puis BIANCA

derrière la jalousie, puis NOGARET.

olivier. Et maintenant, pas un instant à perdre. ( A 'liant au balcon.) Bianca! Bianca !

bianca. Est-ce vous, Olivier ?

olivier. Oui, oui, c'est moi.

BtANCA. mon Difla , le moment est-il venu?

olivier. Non-seulement il est venu, mais encore nous n'avons pas un moment à perdre.

BIANCA. Vous savez que je suis enfermée ?

OLIVIER. Faites descendre un ruban à travers les barreaux de votre jalousie.

BIANCA. Attendez.

olivier. Au nom du ciel, hâtez-vous !

BIANCA. Voici le ruban.

OLIVIER, attachant la clef au ruban.

Voici la clef.

bianca. Quelqu'un !

olivier. Ne craignez rien, c'est un ami.

BIANCA. Je puis eoiic ouvrir ?

olivier. Oui. (A Nogaret qui entre.) Astu l'échelle?

NOGARET, jetant son manteau. La voici.

olivier, jetant l'échelle à Bianca. Fixez

Ii s al Lâches au balcon, Bianca, et songez (pie

otre vie, c'est-à-dire plus que ma vie,

que vous allez risquer. (Nogaret fixe té-

URBAIN GRANDIER

chelle au plancher, Bianca (ire l'autre extrémilé nu balcon, Olivier monte.)

BIANCA. Devant Dieu , c'est mon époux qui m'enlève , n'est-ce pas ?

OLIVIER, étendant la main. Devant Dieu, c'est voire époux que vous suivez, Bianca. Venez I venez !

BLANCA. Me voici! (.lu moment où elle touche la terre, Grandier sort.)

NOGARET. Quelqu'un !

olivier. Emmène-la, Nogaret, emmènela ; m< i, s'il le faut, je me f.'is tuer ici.

bianga. Olivier! Olivier 1 [Nogaret l'entrai ne.)

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