‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 729 sur 1577 · URBAIN · texte numérisé non relu

URBAIN

Jeanne. Pourquoi pas?

grandies. A linstant même, j'appelle et je t'accuse.

jeanne. Qui donc a intérêt à ce qu'Ursule cesse dé vivre? cc'ui quelle peut accuser, se me semble. D'abord, elle est en mon pouvoir. Tu ignores où elle- est. je sus libre et lu es prisonnier. Ali! tu le tais! le dé ■ on te conseille sans doute. Eh bien ! quand même tu me ferais ce suprême honneur de m'étoufler ici de tes mains, moi qui n'ai plus rien à attendre sur la terre, où tu dédaignes mon amour, oh 1 tu n'y gagnerais rien pour toi, Grandier! tu n'y gagnerais i ien pour elle, car j'ai tout prévu avant de descendre ici, et l'ordre est de tuer Ursule, si à minuit, ctux qui la ti hn nt prisonnière ne m'ont pas vue revenir. Maintenant espères-tu encore?... Menaces-tu encore? veux tu lutter encore... ne te gêne pas, appelle, Grandier, appelle 1

grandier. Jeanne, vous vous trompez, j'ai un moyen de sauver Ursule.

Jeanne. Toi!... toi!.. (Elle rit.)

grandie». Oubliez-vous que Dieu a dit au méchant: Le mal que lu médites viendra t'accabler, et les violences tomberont sur ta tête ?

jeanne. Tu prêches, Urbain , tu prêches?

GRANDIER. Oubli». z-vous que l)i( u a ditau juste : J'armerai ton c rpsd un force mystérieuse j'armerai ton esprit d'une puissance inconnue? Ceux que tu regarderas pâliront d effroi , ceux que tu toucheras ramperont jusqu'à terre.

Jeanne. Grand Dieu!..

GRANDIER. Faites la guerre au méchant!

a dit le Seigneur; frappez-le dans l'effusion du mépris et de la colèie, avec une main étendue, avec un bras flexible et tout-puissant.

Jeanne, criont. A moi!., moi!.'.

grandier. Jeanne! dormez...

Jeanne. A... à... à... moi!

Page 1