‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 731 sur 1577 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

GRANDIER, entrant vivement Me voici au bois de l'îlafiouchard, nie v i rocher de Sainte -.Maure ; ; forêt sans suivie de route tracée. N imp «"te,

voilà bien le carrefour des Ormes, là-bas, et je suis passé près de la cit.. pelle du Buis ; c'est bi n ici qu'elle a dit qu'on l'attendait; il doit être minuit moins quelques minutes . . Onze heures et demie sonnaient à Un lie ien, comme je franchissais la lisière du bois. .. Oh! si elle m'avait trompé ou si eih s'était trompée elle-même! si pendant que j'attends ici, Ursule... N'ai-je pas vu quelque chose se mouvoir là-bas entre les arbre»?... Non, rien.

URBAIN GRANDIER

Par bonheur, cette nuit est claire comme un crépuscule... Oh! mon Deu, merci'de ces miracles que vous dites en ma faveur... Quel <st ce bruit?... Je me trompais, c'est la pi. lime de quel me branche qui plie et se brise sous Je p »ids de la neige. .. Oh ! celte fois... non, c'est le vent... Si j'appelais si j'appelais Ursule , peut-être entendrait-elle ma voix, et me répondrait-elle; oui, mais peKt-être aussi, mes cris donneraient-ils l'éveil à ses assassins. Silence!... oh! oui, silence !... J'.ii bien entendu, c'est le claquement d'un fouet, c'est le bruit des g'elots, quelque coche qui court la poste... H vient de ce côté... Oh! si c'étut elle qu'on m'enlevât... Nous verrons bien!

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