SCENE III
Fis MÊMES, I 11: I ILE, NOGARKT, SOUR- D1S, BARACÉ.
URSULE. Urbain!.. C'est toi, libre, libre quand je te croyais prisonnier. .. O miracle 1
SOURDlS, en dehors. Misérables 1
grandier. Par ici, monsieur de Sourdis, par ici !
Ursule. Il m'a sauvé, Urbain ; des hommes m'entraînaient du côté de ce rocher, où, disaient-ils, quelqu'un m'attendait; ils allaient m'assassiner sans doute... {Apercevant Bianca.j l ne femme !
orandilr, à Olivitr qui entre. Monsieur de Sourdis, landis que vous sauviez Ursule , je sauvais Bianca ; vous le voyez, nous sommes quittes.
sourdis. Mon ami !.. Oh! quel est ce cadavre, Bianca?
BIANCA. Iïélas!
socrdis. Maurizio !
Crand'er. Dieu m'a fait coupable, monsieur de Sourdis, pour que vous restiez innocent; si vous a\iez tué le frère, vous ne pomiezplus épouser la sœur.
souhDis. Grandier ! mon ami, que puisje faire pour toi?
grandier. Je vous recommande Ursule, monsieur, qu'elle soit l'amie de Bianca!
sourdis. Oh ! sa sœur ! la mienne ! Sur ma vie, Grandier, sur ma vie !
Ursule. Mais vous, vous, Urbain, que devenez-vous?
grandier. Ursule, j'ai un compte à rendre aux hommes et à Dieu !
Ursule. Urbain! Urbain!
grandier. Adieu, Ursule; nous ne nous reverrons plus maintenant que la-haut, et bien heureux s ra le premier qui ira y attendre l'autre. (Il sort, et en passant il jette l'épie dans la rivière.)