‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 745 sur 1577 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

Les Mêmes, JEANNE

Jeanne. Oui , Jeanne, Jeanne pieds nus, en habit de pénitente.

LE greffier, lisant. « Nous, juges ecclésiastiques, réunis sous la présidence de...

Jeanne Silen e ! laissez moi paler d'abord, et ens lite vous lirez votre arrêt si vuus l'osez.

la FOULd. Écoutons ! écoutons !

Jeanne. Oui, oui, écoutez tous, et je voudrais que le inonde ent er fût ici pour m'eatendre; c'est cet homme qui est condamné, mais c'est moi qui suis la coupable; c'e>t cet homme qui va mourir, mais c'est moi qui ai mérité la mort.

grandier. Mon Dieu, que dit-elle ?

la mère. Il est écrit qu'il ne manquera rien à ta gloire, ô mon fi'&l

Jeanne. Je t'aimais, et c'est cet amour qui m'a perdue ; ma haine, c'était de l'amour... ma vengeance, c'était de l'amour; mon parjure, mon impiété, mon sacrilège, c'était encore de l'amour. Oh ! noble esprit, cœur chaste, âme pure! (Tombant à genoux.) Pardonne-moi ! pardonne moi !

grandier. Pauvre créauire, n'est- ce point pour une pécheressecommeuiqu'ont ttédites ces paroles du Christ : Il te sera beaucoup remis, car tu as beaucoup aimé ?

GRIi.LAU, lui faisant si f/ne que le bourreau attend. Mon fils!

grandier. Oui, il est temps, n'est-ce pns?

SOURDIS, s' approcha tit. Grandier, dis un mot, fais un s'gne, et tu es sauvé.

grandier. Je vous recommande Ursule, monsieur de Sourdis.

LA mère, lui ten tant les bra<. Mon fils!

Jeanne, battant le bas de sa robe. Grandier !

grandier. Ma mère, soyez bénie!... (// baise le crucifix que lui prégrnte Grillau, puis il monte sur le bûcher.) Jeanne, s \ez pardonnée! (// étend ses doux bras qu'on attache aux deux branches du poteau.)

les deux femmes. Ah! (Le bourreau met le feu au bûcher. La toile tombe. )

FIN

Imprimerie Dondey-Dupre, tue Saint-Louis, 40, au Marais

PAILLASSE

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