SCÈNE VIII
HERCULE, ROLL\C, BEAUMÉNIL, DU- PERRON. Invités.
hercule , redescendant accompagné de Rollac. Mon oncle est venu, en effet, dans la journée, mais il n'a fait qu'une courte apparition; seulement, je ne saurais vous dire s'il est retourné à la ville, à sou hôtel, ou s'il est allé à Carignan.*
beauménil. C'est monsieur de Montbazon que vous demandez, monsieur?
rollac. Oui, monsieur; mais je neveux pas plus longtemps interrompre vos plaisirs, et même je vous demande pardon de «l'être présenté dans ce costume de voyage.
beauménil. Attendez donc ! je le crois à Carignan... j'ai rencontré ses piqueurs qui se dirigeaient de ce côté. Je revenais moimême de chez le préfet dont la maison de campagne...
rollac. Je vous remercie, messieurs!
DUPERRON, à Beauménil. De chez le préfet?
beauménil. Oui, pour cette affaire relative à Lavarennes.
rollac, à part. Lavarennes! (Revenant.) Pardon, messieurs, vous parlez, je crois, d'un nommé Lavarennes.
beauménil. Oui; on vient, par hasard, d'être mis sur les traces de ce misérable .
rollac. Vraiment ! ah ! tant mieux ! Vous dites donc ?. . .
beauménil. Dame! je n'ai pas encore tous les détails; je sais seulement qu'il est en France et qu'il se fait appeler, je crois, le chevalier de Rollac.
rollac. Ah! (t part.) Diable! mais je suis perdu!... [Tous remontent excepté Rollac.) Découvert! quand je louchais au port, quand je venais de rendre aux Montbazon celte riche héritière! quand peut-être
* Duperron, Beauménil, Rollac.
j'allais entrer dans cette famille et m'abriter sous ce grand nom!... Allons, ne bougeons plus qu'à échapper à la justice! (Il va pour s'éloigner, Belphégor masqué et enveloppé d'un manteau, i arrête.)