SCENE III
(Du quatrième tableau.)
LISETTE, seule.
Mariée! Mariée à un autre!.. Oh ! mon Dieu ! voilà le plus grand sacrifice que je pouvais lui faire... mais tâchons d'oublier mes tourmens !
AlR du Pré aux Clercs.
J'ai vu la richesse Briller à mes yeux , Un peu de tendresse Me ebarmait bien mieux.
Pour toujours la sienne Dut m'appartenir, Ah! charmons ma peine Par le souvenir !
Puis à la scène quatrième , après les mot> , libres, heureux et insoucians, Cyprien ajoute dans notre mansarde..
Air : Eh ! non , non, non, Vous ri1 êtes plus Lisette.
Certain soir, en rentrant, Je vis , de la chambretle, Un oflicier galant S'e'vader en cachette.
Eh ! uon, non, non, Vous n'été* plus Lisette ;
Eh! non, non, non.
Ne portez plus ce nom.
LISETTE. Ton sort , la liberté éta menacés ; tu allais être arraché à ma tendresse; un baiser seul pouvait te prés.
du danger et mériter ta grâce... et j
lis pasd'ètre pure... Ah ! quellefeinme à ma place eût refusé de l'obtenir à ce prix!
CYPRIEN. Mais plus tard, quamd le hasard me fit vous retrouver chez M. Dupré, le riche fermier- général?
Même air.
Ah! c'c'tait encor vous, Vous, en riche toilette , Vous avec des bijoux, Vous avec une aigrette...
Eh ! non , non, non , Vousn'ètes plus Lisette ;
Eh ! non, non, non, Ne portez plus ce nom.
LISETTE. Ton honneur m'était si précieux! tu l'avais compromis par une imprudence, en. jouant une somme de six mille francs, que M. Dupré t'avait confiée , quand il était procureur et que tu travaillais chez lui.
CYPRIEN, avec chaleur. Je la lui ai remboursée depuis...
lisettl. Oh! je le sais...
cyprien. Mais maintenant?
Lisette. Maintenant... si je n'avais eu la force d'accomplir ce dernier sacrifice...