SCÈNE III
MARIE
Que voulait donc dire Chonchon!... soupçonnerait-elle!... Oh! non , c'est impossible! Je fais donc mal, puisque je nie cache de pics amis!... puisque je crains de leur avouer... Pourtant, André est si bon, si doux ! et puis, demeurant sur le même carré que moi , pouvaisj ■ refuser de le recevoir?., lui que j'avais connu , ii y a six mois, dans nos monlagnes ! lui à qui je n'avais pas seulement dit adieu , en partant. Ah ! c'était bien mal!., et puis, cette rencontre miraculeuse, à deux cents lieues de notre pays... juste au milieu de l'escalier... dans la même maison!... sur le même carré !... n'était-ce pas une permission du ciel de le revoir?., un protecteur qu'il m'envoyait?., oh ! oui, André est mon ami ! mon guide! mon protecteur!... et quelque chose me dit là, que je ne fais pas mal, en le recevant... Mais il doit attendre... avertissons-le qu'il peut venir... donnons-lui le signal , comme aulrefois, dans la montagne !... *
Air : Du Kanz des vaches. ( Meverbeer.)
Déjà vient le soir, .le vais te revoir (bis.) Et ma voix fidèle, Cher André, t'appelle!
Entends l'air si doux De noire rendez-vous!...
C'c^tîa \oix , la voix , la voix , la voix de .Marie , Qui t'appelle , comme au hameau !
(Elle écoute. — André répèle !a phrase, au dehors.) Que ta voix chérie Réponde plus tôt !
* Dans les villes où l'on voudra supprimer ce morceau, ■prèscea mots: avertissons-le qu'il peut venir, l'actrice frap|itra irais coups dans se* mains, el André paraîtra. {Soie des auteurs.)
ANDRÉ , au dehors.
A ta voix chérie J'accours aussitôt !...
MARIE
Plus tôt, plus tôt !...
ANDRÉ
Plus tôt, plus tôt.
(André parait sur le seuil de la porte pour chanter l'ensemble Ahl ah', ah! avec elle.)
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