SCÈNE II
LE MARQUIS, suivi d'un autre Valet portant un coffret.
LE marquis, donnant son chapeau au premier valet , qui le pose sur un fauteuil.
Placez ici ce coffret. (Le deuxième valet traverse la scène et pose le coffret sur la toilette.) Laissezmoi. (Les deux valets sortent à gauche.) Comment vais-je l'aborder aujourd'hui?... que lui diraije ?... Combien il m'a fallu employer de ruses et de mensonges, pour la luire consentir à demeurer dans cet hôtel... qu'elle ignore même être le mien... dans cet hôtel, où je l'ai transportée, après avoir l'ail échouer la coupable tentative du commandeur... A force de prières et de larmes , j'ai pu (V. ire oublier ce déguisement d'autrefois , j'ai pu fléchir son courroux ; mais .-a vertu est demeurée la même !... et cette résistance n'a fait qu'irriter mon amour. Ces maîtres que je lui ai donnés pour former son esprit, il a fallu , pour qu'elle les acceptât, lui laisser croire qu'ils étaient envoyés par ma mère!... par ma mère, qui ne voulait consentir à noire mariage, que lorsqu'elle serait en é al d'être présentée à notre noble famille !..
Pauvre Marie ! qui ne sait pas que la marquise a découvert la retraite où , depuis trois mois, je la dérobe à tous les regards ! pauvre Marie! qui ne sait pas que je vais la quitter, po'.r la trahir !.. et qu'aujourd'hui, si je nemesacrific, si je ne consens à cet odieux hymen, on l'arrachera de mes bras, et qu'une lettre de cachet!... Marie à Saint-Lazare I oh !.. plutôt mon malheur ! .. plutôt ma mort !...
OOOOaOOOOOOOGOOOCOOOOOOOOOGOGOfcOOOSOOSOOOOÛOOOOOOOJ