‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 885 sur 1577 · SCÈNE nr · texte numérisé non relu

SCÈNE nr

MARIE, LE MARQUIS, pensif.

MARIE, entrant de l'appartement de droite et avec joie.

Arthur !

le marquis , tressaillant.

Marie !

MARIE

Oh ! comme il y a long-temps que je ne vous ai vu... Mais vous voilà enfin. Oh ! parlez-moi de notre espoir... de votre mère... quand la verrai-je? le marquis , avec embarras.

Ma mère !...

Vous lui avez dit, n'est-ce pas? les progrès que je fais chaque jour; vous lui avez dit avec quelle ard.'ur j'étudie, depuis trois mois, dans ces livres qui me viennent d'elle ! avec quel empressement je cherche à me rendre digne de paraître dans ce monde brillant, où elle vit, et où elle doit un jour me nommer sa fille!

LE MARQUIS

Oui, Marie, je lui ai parlé du courage qui vous anime, de votre amour si touchant et si noble... de cette grâce naïve, et surtout des progrès de votre esprit que j'admire.

MARIE

Et votre mère?... qu'a-t-el!e dit ?

LE marquis, baissant la voix et allant à la toilette.

Voici... des... des parures qu'elle vous envoie, marie , triste.

Des parures... toujours! Mais ne la verrai-je pas bientôt , elle ? et la mienne? la mienne , monsieur?

LE MARQUIS

Encore un peu de courage et de patience. MARIE, suppliant Arthur qui se détourne. Aib. : Mon pays ! (L. Puget.) Vous n'avez pas voulu que j'écrive à ma mère. Sans nouvelles, trois mois ! comme elle a du souffrir! Oh ! pitié , cher Arthur , pour sa dotdeur amère ! Attendre plus long-temps, pour elle, c'est mourir I

Souvent , pâle et flétrie ,

Elle est dans mon sommeil !..

Mais l'image chérie

Disparaît au réveil !...

Ecoutez ma prière ,

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