ACTE V, SCENE HT
LOUSTALOT, à part.
Imbécile! (Haut et vivement.) Tu sais bien, femme, que Marie n'habitait pas avec ceux du pays... Elle avait sa petile chambre, a part...
MADELEINE
Oui , oui , je sais ; c'était pour ne pas avoir sous les yeux de mauvais exemples.
LOUSTALOT , à part.
Ça lui a joliment réussi !
MADELEINE , allant â Fanchelte. * Fanchette !... et toi... lu l'as rencontrée sou- \ent ?
fanchette , regardant le curé et Loustalot. Moi... très souvent, mère.
MADELEINE
Ah! ... Et était-elle conienie ?... heureuse ?... fanchette.
Oui, elle était contente, quand elle pouvait envoyer quéque cho?e au pays... Elle était bien heureuse , quand elle gagnait assez pour pouvoir se dire : Vlà encore une bonne petile somme; ça me rapproche de ma pauvre mère.
Madeleine, essuyant ses larmes.
Elle disait ça !... (Embrassant Fanchette.) Tu es une bonne fille , Fanchette... Je t'aime !... Tu viendras me voir souvent, n'est-ce pas?
FANCHETTE
Souvent, mère Madeleine...
le CUitÉ, à qui Loustalot fait des signes. Allons... allons... il faut rentrer , Madeleine.
LOUSTALOT
Oui, rentre , femme... tu dois avoir besoin de repos I
MADELEINE
Allons , je le veux bien , je le veux bien... J'ai eu des nouvelles de mon enfant.
( Le curé , Loustalot et Madeleine rentrent dans la maison à gauche. )
JACQUOT
Et nous, enfans... ( Il remonte au fond , comme pour partir, et aperçoit le Commandeur et Chonchon , qui arrivent du fond à gauche. ) Tiens , qu'est-ce qui nous arrive donc là? Un beau monsieur avec une belle dame. (A part.) Ils vont compléter nos petits boursicols.
(Tous les Savoyards se découvrent.)
OOOOOQOOOOOOOOOOOOÛOO 0000000030000000000000000000000