FANCHETTE, LE COMMANDEUR, CIIOX
CHON , en costume très riche , JACQUOT ,
les Savoyards.
TOUS
Salut, mon beau seigneur !
FANCHETTE
Vol' servante , mon aimable seigneur !
Jarqnoi. le Curé, Lonstalol , Uadeleine, Fanchette
C'est bien, c'est bien. (A Fanchette, en lui passant la main sous le menton.) La charmante petite Savoyarde !
CHONCHON , sévèrement.
Hercule !... (Aux Savoyards.) Bonjour, bonjour, Savoyards.
jacquot, son bonnet à la main.
Serviteur, madame la baronne.
CHONCHON
Hein?... baronne!.. Il a dit : baronne! il a de l'esprit ce garçon !... Votre bourse, commandeur! Eh bien?...
le commandeur , vivement.
Ma bourse?... voilà!
CHONCHON , donnant à Jacquot.
Tiens, mon garçon , voila pour boire à ma santé.
jacquot.
Merci bien , madame la marquise.
CHONCHON
Marquise! il me prend pour une marquise!... en conscience... tiens, tiens, encore ceci. (Ella lui donne une deuxième fois. )
LE COMMANDEUR
Mais, ma chère...
CHONCHON
Silence! Hercule !
jacquot.
Le bon Dieu vous bénira , madame la duchesse.
CHONCHON
Duchesse!... ab ! pour celte fois, mon pauvre garçon, c'est le fond de la bourse!... il n'y a plus rien!
jacquot, bas à Chonchon , en riant.
C'est égal, merci tout de même, (Appuyant.) mam'zelle Chonchon...
CHONCHON
Hein !... ( Elle reste stupéfaite.)
LE COMMANDEUR
Qu'est-ce qu'il a dit ?
CHONCHON
Rien ! (Prenant son parti et riant.) Eh bien ! c'est drôle!... c'est drôle !... je m'en tiens à mon dire... ce garçon a de l'esprit I
JACQUOT , qui a remonté la scène.
Allons , en route, les amis, on nous attend efeei nous, et nous avons encore plus d'^s fc«a $v«i de lieue, avant d'arriver au village.
IlEPRISE DU CHOEUR.
Voici le village , etc., cte.
( Ils sortent. Le commandeur court aprè- Ie* lutinant.)
LA GRACR DE DIEU
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