‹ [Magasin théâtral (volume 2)Chapitre 910 sur 1577 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

RERECCA, SUZANNE, Jeunes Filles.

SUZANNE, à ses compagnes.

Comme vous voilà toutes consternées... Oh ! rassurez- vous. Le sage Azarias avait raison, la crainte a seule arrêté l'aveu qu'il demandait... Mais ce soir, j'en suis sûre, il saura tout, et si une faute a été commise, elle a dû être involontaire et sans doute déjà expiée par Lien des larmes.

REBECCA,à part.

Oh! qu'elles ne me voient par pleurer... (Elle s'est dirigée vivement vers la fontaine, puis tout à coup, elle recule et jette un cri d'effroi. — Elle vient d'apercevoir un étranger, en costume de voyageur, courbé et appuyé sur un bâton. Il est entré en scène par la gauche, au premier plan, en avant de la fontaine.)

L'ÉTRANGER

N'ayez pas peur de moi, jeunes filles... je suis un pauvre voyageur égaré... Je suis vieux... épuisé de lassitude et de soif... Un peu d'eau, par pitié... je ne vous demande qu'un peu d'eau. (Il s'assied sur une pierre, près de la fontaine. I'.ebecc.v, à part.

C'est bien lui...

SUZANNE

Un voyageur... il faut le secourir.

(Elle va prendre sa cruche sur le bord de la fontaine

Les jeunes filles font par curiosité un mouvement

pour approcher du voyageur.)

rebecca, les retenant, et presque avec délire.

N'approchez pas... Fuyez plutôt, mes sœurs, fuyez... car cet homme est maudit !

(Les jeunes filles, effrayées, sortent avec Rebecca par

le fonda gauche. Suzanne s'approche du voyageur,

lui donne à boire , en soutenant sa cruche à la

hauteur de sa bouche.

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