TOL
Oui... qu'elle parte !
AZABIAS.
Puissent tes aveux et ton repentir apaiser le courroux du seigneur... Mais il ne faut pas que tu sois pour tes sœurs un exemple de désordre et de scandale... Suzanne, mon cœur voudrait l'absoudre que ma voix devrait te condamner... Suzanne, sois à jamais bannie de notre tribu; nul de nous ne peut à présent te donner ni le pain ni l'asile.
rots, s'avancant.
Anathéme!... anathéme!
azabias, les arrêtant du geste, à Suzaune.
Su/anne... je prierai pour toi comme on prie pour un enfant qu'on i hérissait et qu'on a vu mourir.
(Pendant ces mots, tous les hommes ont remonté et sont sortis de la tente, formant une ligne oblique de la gauche à la droite. Azarias relève Suzanne, qui est à ses pieds. — Pendant ce jeu de scène, Betecca, est restée près de la rampe.) BEBECCA, à part.
Je puis partir maintenant., je ne verrai pas le
triomphe de ma rivale.
/Suzanne, en quittant les genoux d'Azarias, s'est vainement anVcnéc aux femmes de la tribu. En suivant auc li-j;ne, elle est arrivée à l'entrée de la tente. Les femmes se sont détournées. Les hommes répondent par un dernier cri: — Anathéme! en désignant la route que Suzanne doit suivre. — Anéantie, elle reste presque mourante, appuyée sur on des piquets de la tente.)