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L'HOTESSE, ADÈLE

ADÈLE. Et vous dites qu'il est impossible de se procurer des chevaux ?

l'hotesse. Madame, les quatre derniers sont partis il n'y a pas un quart d'heure.

ADÈLE. Et quand reviendront-ils?

l'hotesse. Cette nuit.

ADÈLE. Ah ; mon Dieu ! au moment d'airiver. ... quand il n'y a plus d'ici à Strasbourg que deux lieues. Ah! cherchez

cherchez s'il n'y a pas quelque moyen.

l'hotesse. Je n'en connais pas Ah !

cependant , si le postillon qui a amené madame était encore en bas, peut-être consentirait-il à doubler la poste.

ADÈLE. Oui, oui, c'est un moyen

Courez, dites-lui que ce qu'il demandera je le lui donnerai.... Allez, allez. {L'hô~ fesse sort.) Oh 1 il y sera encore. . . il y consentira.... et dans une heure je serai près

de mon mari.... Ah ! mon Dieu! je n'entends rien ne vois rien... Ce postiliou

sera reparti, peut-être.,.. {A l'hôtesse qui rentre. ) Eh bien ?

l'hôtesse. Il n'y est déjà plus... L'étranger qui vous a cédé cette chambre lui a dit quelques mots de sa fenètie , et il est reparti à l'instant.

ADÈLE. Que je suis malheureuse !

l'hôtesse. Madame paraît bien agitée?

ADÈLE. Oui. Encore une fois, il n'y a aucun moyen de partir avant le retour des chevaux ?

l'hôtesse. Aucun , madame.

ADÈLE. Laissez - moi alors , je vous prie.

l'hôtesse. Si madame a besoin de quelque chose, elle sonnei'a.

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