SCENE V
Les iMÊMEs, JEAN, les Journaliers.
JEAN le laboureur, suivi de trois autres, entrant. D'abord, appelons les camarades.
TOM. Ah! vous voilà... vous venez tard aujourd'hui.
JFAN. (/est qu'il y a du nouveau.
TOM. Quoi donc?
JEAN. J.aisse-moi d'abord éveiller les compagnons... Allons, debout!... ''// entre dans récurie, au deuxième plan à droite.) Ohé! dépêchons... il est lard... (// ressort de l'écurie suivi d'une douzaiw de travailleurs.) Vous dormiriez bien jusqu'à demain, si l'on vous laissait. faire.
FRITZ. Nous aurons bientôt rattrapé ^e temps perdu.
JEAN. En (luoi faisant?
FRITZ. En travaillant fort.
JEAN. Travailler'/... Plus de travail, compagnons, et plus de pain à manger.
PLUSIEUHS travailleurs. Comment!
JEAN, il paraît que Guillaume de Nassau est près d'Amsterdam, que les habiiants le proclament déjà, que ce soir on bombardt; la ville ; et le vaguemestre vient de venir donner ordre au meunier de tenir sa maison et son moulin à la disposition des troupes espagnoles.
TO.M, joyeux. Voilà donc que ça se décide! je vais donc voir enfin la guerre !
l'RlTZ. Que le diable emporte le prince Guillaume! on le croyait mort, on était plus trancjuille.
TOM. Que le diable emporte plutôt les Espagnols ! ce sont eux qui vous prennent vos mai son. s.
Ici l'Etranger, qui semble perdre patience, les écoule avec inquiétude.
JEAN. Et si vous m'en croyez, conipagnous, nous ne nous en mêlerons pas. {Siijms d'assentfmentdes travailleurs.) Nous ne pouvons pas travailler, nous allons jouer et boire.
Signe d'assentiiiiiMil.