FABRICIO, PEDRO, GUSMAN
FABRicio, hors d'haleine, entrant par la gauche. Que je l'embrasse!
Le voilà donc! c'est lui! c'est bien lui!... Mon-
[seignenr !...
Je suis... je dois... je viens... l'excès de mon bon- PEDRO, poussant Gnsman. [Iieur ..
MiSis embrasse-le donc.
GUSMAN
C'est juste 1 (a) Il tend les joues.
FABRICIO
Mon cher maître !
GDSiUAN , avec indolence.
C'est qu'effectivement je crois le reconnaître...
FABRICIO. [ans
Quel jour heureux pour moi! Pendant quatre cents Ma famille appartint, âmeetcorps auxGusmans*.
PEDRO, faisant tourner Fabririo vers lui. J'espère que tu vas prêter ton assistance A celui dont tes mains ont dirigé l'enfance?
FABRICIO, se tournant vers Gusman.
Ordonnez, je n'attends que vos instructions.
PEDRO, le faisant encore tourner.
A ton maître actuel il faut que nous parlions.
FABRICIO, se tournant vers Gusman.
Cela n'est pas aisé.
PEDRO , même mouvement.
Pourquoi cela?
FABRICIO, à Gusman.
Défense D'entrer quand il travaille avec son excellence. Mais il s'agit de vous, j'entrerai hardiment; Et...
Regardant Gusman avec émotion.
Comme il est grandi, ce cher petit Gusman !.. . Il sort par la gauche, (a) Pedro, Fabricio, Gusman.
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SCfNE VI.
PEDRO, GUSMAN
En l'abordant sois ferme et que ta voix s'anime.
GUSMAN
Je ne suis plus en train.
PEDRO
Homme pusillanime!
Si j'avais les talents que je n'ai point, hélas I J'oserais davantage!
A part.
il no m'écoute pas!
Haut Dans tes yeux, tout à coup, quels éclairs je vois
[luire!
PEDRO, de l'air et du ton de l'inspiration. Profanes, à genoux! c'est un Dieu qui m'inspire, C'est un Dieu qui m'enflamme!... Attention,
[Gusman; lime vient un projet délicieux, charmant. Projet pour toi, pour moi d'une portée immense!
GUSMAN
Et ^uel est-il?
PEDRO
Formons un pacte d'alliance.
Nous mettrons en commun dans la société, Toi ta naissance ..
Avec énergie.
Et moi ma ferme volonté.
GUSMAN
Je ne te comprends pas.
PEDRO
Plan fécond, plan sublime, Et qui tous deux, mon cher, nous arrache à l'abîme ! Avec toi, tour à tour obligeant, obligé, Je te protégerai pour être protégé.
S'exaltant. A ta paresse offrant le secours de mon aèle, Je ferai la fortune, et m'appuierai sur elle. Ce projet n'est-il pas admirable, dis-moi?
GUSMAN, avec calme.
Je n'admire jamais que ce que je conçoi.
* PEDRO
Puisqu'à tes yeux mon plan n'est pas intelligible, Je vais l'exécuter pour le rendre sensible. J'aperçois justement ton cousin ; étends-toi Dans ce large fauteuil, et le règle sur moi. Il arrange les bras, la tête et les babits de Gusman avec précipitation.
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