I.A COMTESSE, à part
Ah! je me sens re- [ naître!
PEDRO, à part.
Essayons par un mot de lui faire connaître
Bas à Isabelle.
tiagnez du temps.
Surprise de cette dernière.
ISABELLE faisant une révérence profonde.
Chez vous l'estime nous conduit
En toute confiance
A part.
Avec un sauf-conduit.
LA COMTESSE à Isabelle, en lui fendant sa révérence.
Vous me rendez justice, et j'ensuis fort heureuse.
PEUKO, bus à Isabelle.
Plus caressante encor. ISABELLE, à la Comtesse, d'un ton mielleux. Votre àme généreuse Forme des vœux de paix, dit-on?
LA COMTESSE, dumême uir.
Assurément.
ISABELLE, p/«v doucereusement encore.
Nous dilleruns d'avis sur deux points seulement; Transigeons.
LA COMTESSE
Transigeons.
ISABELLE
Aménité touchante !...
PEDRO, bas à Isabelle.
Très-bien!
LA COMTESSE
(Jue de douceur!
ISABELLE
Tant de raison m'cn- [ chante.
PEiiRo, « part.
yuel guei-apens!...
ISA11RLLK, avec le même Ion mielleux.
Les points contestés sont, je
I crois,
Lelr6ne auquel prétend l'archiduc et mes droits?
Voulez-vous, senora, renoncer à défendre Votre candidat?
LA COMTESSE, d'une voix douce. Non.
ISABELLE
Vous voulez do ne me rendre
Mes biens?
LA COMTESSE, d'un tOH mielleux.
J'ai réclamé votre propriété....
Jouant la douleur.
Mais le prince a dit non, un nen bien arrêté.
Minaudant.
Pour comble de malheurs, croiriez-vious que la reine 3Ie l'a donnée?
ISABELLE
A vous?
LA COMTESSE
Pour arrondir la mienne.
D'un air de componction.
J'ai pris.
ISABELLE, la contrefaisant
Vous avez pris?
LA COMTESSE, baissant modestement les yeux. Ea toute humilité, Je m'incline toujours devant l'autorité.
ISABELLE
Cette transaction serait fort singulière; Vous voulez deux objets sur deux?
LA COMTESSE, sèckement.
C'est ma manière.
A part.
Lareinea mon billet, prenons-le un peu plus haut.
PEDRO, bas à Isabelle.
Contenez-vous encor.
ISABELLE
, Je ne puis...
ÉUERANck, avec douceur.
11 le faut.
ISABELLE
Ainsi, votre dessein devient intelligible; Vous vous moquez de moi, Comtesse,
LA COMTESSE, Se retournant vivement.
C'est possible.
C'est une liberté que je prends un moment...
Avec hauteur.
Pour laisser arriver l'heure du châtiment!
ISABELLE, avec dignité.
»Maisje vienssur lafoides traités; je réclame...
LA COMTESSE, d'un tou ferme.
» 11 n'est point de traités entre nous deux, madame, » iJés longtemps je connais vos projets insensés, » Vos amis...
»8ABELi.E, s'exallant tout à coup.
» Tremblez done, si vous les con- [ naissez !
LA COMTESSE, ironiquement.
» Se vo uaiit tout à coup au bien de la patrie, » Vos channeS sont cnlrés dans la diplomatie!
LE BACHELTER DE SÉGOVIE
ISABELLE, avec amertume.
» Les vôtres, occupés d'un service plus doux, » Sont sans diplomatie, à coup sur!!!
PEDRO, bas à Isabelle.
"Calmez -vous.
ISABELLE, très-animée.
» Se joignant au parti dont la France dispose, » La grandcsse et l'armée ont embrassé ma cause. » De plus, vous le savez, j'ail'appuidu grand Roi; » L'avenir m'appartient!!!
LA COMTESSE, froidement.
» Le présent esta moi.
ISABELLE
» Tout à l'heure, en dépit de vos menaces vaines, » Vous serez dans mes mains!!!...
LA COMTESSE, avec une joie tranquille.
» Je vous. liens dans [ les miennes.
ÉMÉRANCE, bas à Isabelle.
» Vous vous perdez !
ISABELLE, éclatant tout à fait.
» C'est trop d'hypocrites discours ; » Désormais je renonce à de lâches détours. » Mentir m'est odieux, dissimuler me pèse; » Mais j'ai dit : je vous hais..,., je respire à mon
[aise!!!...
LA COMTESSE , avec une dit/nite' froide. » Assez! dans le conflit où ion s'est égaré » Jusqu'à me provoquer, je me respecterai ! »
Regardant au dehors.
Mais je verrai bientôt tant d'audace expiée.
Avec force. Je suis lasse, surtout je suis humiliée De songer que c'est vous qui iroublez mon sommeil! Et d'avoir à combattre un ennemi pareil!
Se retournant.»
Combien Fabrice estlent! j'avais pensé l*enten(Ire!
PEDRO, à part.
Oh I comme cevieillard se fait longtemps attendre!
LA COMTESSE
Ah!... c'est lui!
PEDRO
Le voici!...
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