SCÈNE VIII
LA COMTESSE, L'OFFICIER en arrière, FABRI- CIO , introduisant l'Officier , MENDOCE , ÉMERANCE, ISABELLE, PEDRO, GUSMAN, l'âlguasil, des Soldats.
l'officier, à la Comtesse.
Je viens vous avertir Au nom du cardinal, qu'il est temps de partir. Que le carrosse est là, qu'il faut à la frontière Se rendre sur-le-champ.
LA COMTESSE, rodieuse.
Ma vengeance est entière ?
ISABELLE
Dieu!
ÉUERAxNCE.
Ciel!
LA COMTESSE, à Isabelle, avec bonheur.
Vousentendez?c'est un commandement De quitter le pays, vous, don Pèdre et Gusman.
FABRicio, s élançant avec ardeur.
Non pas! non pas!...
MENDOCE, s' avançant avec aplomb.
11 faut que la méprise cesse:
Solennellement.
L'ordre du cardinal vous désigne, comtesse.
LA COMPESSE.
Moi?
l'officier.
Vous-même.
ISABELLE et PEDRO.
Elle?
LA COMTESSE
Moi!...
ÉMERANCE
Quel bonheur!
LA CO.MTESSE.
Comment, moi !!!
MENDOCE
Votre lettre à la reine est arrivée au roi.
Au roi? qui m'a trahie à ce point? quel infâme?... VEDRO, s' avançant avec une modestie orijueilleuse. Vous voyez devant vous le coupable, madame.
LA COMTESSE
Toi?
ISABELLE
Vous?
ÉMERANCE
Lui?
l'officier, à la Comtesse.
J'ai nîou ordre...
ISABELLE, à la Comtesse, en baissant les yeux comme elle, et en reproduisant ses inflexions de voix.
En toute humilité.
Inclinons-nous toujours devant l'autorité.
LA COMTESSE, Se redressant avec fierté.
J'ai gouverné, dix ans, avec gloire peut-être L'idiot couronné que vous avez pour maître. Mais puisque des ingrats parlent de me bannir... J'abandonne l'Espagne afin de la punir.
GUSMAN, s'élançant après quelle est partie.
Bon voyage, et restez longtemps en Allemagne!
L'Ofûcier, les Soldats et l'Aiguasil la suivent.
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