SCENE II
,LERAY, M'oe VALLERAY, FERMONT, DESILLES.
ume VALLERAY, à Fcrmont sans voir Desilles. Excusez-nous de vous avoir laissé seul.
FERMONT
Seul?... non pas, madame, j'étais en aimable compagnie.
M"e VALLERAY, à part.
M. Desilles encore ici! {Bas à son mari.) Quoil mon ami, tu ne l'as pas congédié!
VALLERAY, bus à SU femme.
Il partira bientôt.
M"* VALLERAY, ù Fermant.
Vous avez reçu mon message ?
FERMONT
Au moment où j'allais venir pour vous annoncer une excellente nouvelle : nous l'emportons, madame ; ce cher Vallcray sera nommé, j'en suis certain, à une grande majorité.
lime VALLERAY.
Vraiment ! votre influence aurait décidé son élection?
Ah! mais vous savez, madame, que ce résultat favorable est dû aux efforts d'un autre.
VALLERAY.
De M. Desilles?
FERMONT
Que de peines il a prises pour vous acquérir des suffrages, pour faire valoir tous vos titres! Vous devrez votre élection à votre mérite d'abord, et ensuite à votre ami.
VALLERAY.
Je TOUS remercie, messieurs, de votre zèle, et
je regrette qu'il soit inutile, car je me désiste de
mes prétentions.
FERMONT
Qu'entends-je? est-il bien possible?
M™8 VALLERAY, prenant la main de son mari. Mon ami !
FERMONT
Mais enfin le motif de cette résolution?...
VALLEBAY.
Un dérangement d'affaires que je viens d'ap« prendre...
FEKMONT.
Allons donc! s'il ne s'agit que de cela, vous avez des amis... moi le premier... M. Desilles...
Merci! mille fois, mon cher Ferment; mais, de grâce , n'insistez pas.
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