‹ [Magasin théâtralChapitre 1126 sur 1545 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

VALLERAY, seul.

Je n'ai plus d'espoir qu'en lui. Obtiendra-t-il l'entrevue que j'implore? Olil que je puisse la revoir un instant et lui apprendre tout ce qu'il y a là de repentir et d'amour pour elle I Dieu seul connaît la fin de cette journée. Si je succombe dans ce combat, ne laisserai-je qu'un souvenir flétri et qu'un nom détesté à celle qui fut sur cette .erre ma compagne bien aimée? Le désespoir, la ente et du sang! voilà donc les suites d'une aute! d'une seule! Insensés que nous sommes, aous rions de l'adultère, et nous croyons que la volonté humaine peut à son gré mesurer le parjure et retenir le châtiment ! Époux criminel, lâche séducteur et père déshonoré, trois êtres à la fois me demanderont compte de leur malheur. Toi surtout, Amélie, puis-je me plaindre de ta colère? une femme moins vertueuse eût été moins sensible à ma trahison, elle se serait ménagé le droit de me trahir à son tour : c'était là l'espoir de cet infâme Desilles ; mais comme tu es une chaste épouse, et que ton cœur est un sanctuaire de pureté, tu te venges en me repoussant avec mépris! Être méprisé par elle! Oh! non, non, plutôt mourir.

(VWVVWWaNVVWVVV\VV%'VWW\W\\'WW\VWlW\W\\V\W\^W/VWVV»

Page 1