‹ [Magasin théâtralChapitre 1165 sur 1545 · CI\XA · texte numérisé non relu

CI\XA

Déjà nos amis s'élançaient à grands pas, Et chacun à son gré commentait ce trépas, Quand Sextus Marius, excitant les colères. Brisa chez Annius les faisceaux consulaires; Criant ù haute voix que cet assassinat, Sans doute, était son œuvre et celle du sénat. Le peuple murmurait de cette tyrannie; Quand de chez le consul s'élança Lavinie, i'ùle, les yeux rougis par des larmes... L'afiFront En traits désesjjérés se lisait à son front. Elle passa rapide au milieu du silence. Le meurtre s'expliqua par cette violence; Et le peuple en furtur, aux cris de trahison. Des pavés de la rue assaillit la maison. ]\Iais Annius sans doute avait fui par iJprrièrc. On le vit on moment qui longeait la rivière ; Puis, bientôt, tête haute et rejoint par les siens, Vil amas d'affranchis et de pairiciciis. Il revint au Forum vomissant la menace. Allons, viens châtier cette insolente audace.

LEI'IOUS.

Et que fait Marias?

CINi\i.

Demi-mort sur son lit, De moments en moments Marius s'atl'aiblit. Depuis hier, un mal étrange le tourmente, La crainte de la mort en son esprit fermente; 11 menace Annius, les sénateurs, Sylla : llien ne peut égaler le trouble où nous voilà. Qu'il meure donc ! chacun son tour sur cette terre, Et que le consulat nous soit héréditaire.

LEPIDUS

Sitôt que d'Annius le trépas mérité

Kous aura fait du calme et de la liberté,

Tu devras, toi, Cinna, l'un d'entre les plus dignes.

De ce consul d'hier relever les insignes:

Et si la mort surpi end le vainqueur des Teutons,

Je me fais déclarer son successeur. Allons.

Il faut être de fer pendant ces tcfiips d'orage.

Et que le désespoir grandisse le courage.

Viens..- et qu'au pied du Kostre Annius abattu

Montre à tous les l'.omains...

ci\.NA, à part.

Lavinie!

v\\vw■vv\'\^vv^vv\\^v^vv^v\vvvv^\lvv/vvv\v%^\wvvvwv»\'vv^/vvv\

Page 1