L.AVINFA
J'ai voulu que mon honneur en deuil Suivît ces deux consuls au delà du cercueil. Cimber, tu viens trop tard, adieu... je meurs...
[je t'aime!...
LEPIDUS, avec horreur.
Que des enfers sur moi descende l'anathème! Que!...
Se relevant avec hauteur, et s'adressant h la partie de la foule qui n'a pas (luitié le iricliniuin. — Romains, vous savez le retniir de Sylla : Où sont nos boucliers, et (jue faisons-nous la? Qu'on mette les harnais aux chevaux de bataille: Oue notre amour des dieux nous élève à leur
[taille.
Et montrons, de nos fronts essuyant la pâleur, Qu'il n'est pour des Romains ni plaisir ni dou-
[ leur.
A la guerre! Sylla, vainqueur vers nos frontières. Ramène, en dictateur, ses légions allières. Allons, qu'un chant guerrier s'élève sur nos pas! MAimis, .se tordant sur son lit dans les derniers
râles de l'agonie.
Sylla vient!... Sylla vient... et je n'y serai pas!
FIN
Notes. (I) Pour les facilités de la représentation , on peut supprimer au théâtre le rôle de la Bacchante : la versification est ainsi racconlee :
Ygrspy. I Que vos chansons de verve étincelantes Emplissent mon vii ux corps d'émotions brûlantes : Ou plutôt, venez, ton-, en face des rivaux, • Me voir au champ de .Mars penché sur mes chevaux. (2) On peutde même iv ^^arder que le rôle de l'Aruspice:
MAUIU8.
Et je meurs d'épouvante... et la Parque sourit !
Vous autres, dites-moi si ma vie est certaine?
i.'auuspick.
Les dieux aiment toujours notre vieux capitaine, etc.
MAItlUS.
. . . . Cet aigle de haut vol ranime mon vieux creur. Merci, mes vrais amis, ma bonne clientèle! etc. (a) On dit aussi au théâtre :
Qui monte nu Canitole et se fait dictate\ir! Oh ! n'est-ce pas honteux que le sang s'attiédisse! etc.
fïrii. — Imprimerie Donde3r-niipr#,riieSîint-Louis, 46, an Marais.
K.TR IV, SOI;nE XI
LA FAMILLE COCHOIS
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