TOM, MARIE
TOM, fjuklant Marie. Par ici, venez...
maintenant que nous sommes arrivés, vous allez vous reposer.
MAHIE. Oh! je ne suis pas fatiguée...
{Regardant tout autour d'elle et cherchant à distinguer.) Dites-moi, nous .sommes chez Jeanne?
TOM. jNou, nous sommes chez Georges, son liancé... et je veux que Jeanne soit, comme vous, prévenue d'abord de votre prochaine rencontre, et puis aussi du malheur qui \()us est arrivé...
MAUIE. Oui , mais en lui apprenant que j'ai perdu la vue... vous lui direz...
TO.M , l'inlcrrompant. Quel est notre espoir... Oh! soyez bien tranquille. Je lui dirai que votre guérison , qui encore hier n'était que probable, est aujourd'hui certaine Car ce maùn , Marie, vous avez pu distinguer toutes les couleurs de mon uniforme ; et tout à l'heure, pendant le chemin...
MARIE. Je voyais les passants qui venaient à notre rencontre... Et maintenant, ici... je vois bien celte fenêtre... Là, un meuble, une table... je pense. Oh! tout n'est plus pour moi la nuit obscure et complète, et je pourrais pres(pic marcher sans guide.
TO.M. l'as encore, mais bientôt... pourvu. .. que votre »ntrevue avec Jeanne ne vous cause pas une émotion funeste.
MAHIE. Je ne crois pas, moi, que trop de bonheur puisse jamais faire du mal.
TOM. Dieu vous entende. . . Tenez ! venez par ici. . . Dans cette autre chambre
vous pourrez vous asseoir... attendre patiemment.
MARIE. Et vous allez prévenir Jeanne et me l'amener ?
TOM. Oui !
MARIE. Elle n'est pas loin d'ici?
TOM. Elle loge à quelques pas.
MARIE, allant vers la muraille. Bien , allez !... je vais vous attendre.
DANIEL, sortant de la chambre, à part.
Ils sont encore ici?...
MARIE, à Toni. Où êtes-vous donc ?
TOM, se rapprochant. Pourquoi?...
MARIE, souriant. Parce que... je me suis trop vantée... Je ne trouve pas la porte.
JOM, hii prenant lamain. Par ici... Venez.
Ils entrent à droite au premier plan.
*VWWW\/V'X'V\'V^V\'VWXVVXWWV .awwwwwwvwvwwwwwww