SCÈNE IV
CHICHOTTE, LOULOU, BABET, LE PÈRE COCHOIS, M"- COCHOIS, GOGO, MA- RIOiNNETTE.
LOULOU, entrant le premier, et montrant Chichotte. Ah! la voici, (^i sa famille.) Permettez, ma famille; que je vous présente ma fiancée... (.4 Chichotte.) Et toi, ma fiancée, permets que je te présente ma famille. {Saints et révérences réciproques. ) J'avais, chemin faisant, ébauché dans ma tête un petit croquis de compliment; tout m'est échappé, mais ce n'est pas étonnant... J'ai ouï dire que le cœur est toujours bête, et moi je suis tout cœur... Maintenant que la présentation est terminée , qu'une douce et aimable cordialité règne entre nous; mais de grâce, mes sœurs, un peu de réserve devant une femme aussi distinguée que ma future.
MARIONNETTE et GOGO, offensése. Oh!
LOULOU. Je leur dis cela, Chichotte, parce qu'elles sont quelquefois assez mal élevées, ces demoiselles.
LE PÈRE COCHOIS. Hein?
M"''' COCHOIS, à Loulou. Quoi ! c'est vous qui êtes un mal appris...
LOULOU. Pardon, ma mère! c'est l'émotion qui... (Contmwanf à Chichotte.) Je ne parle pas de Babet qu'éduqua le marquis.
LE PÈRE COCHOIS, entendant mal. Comment, les ducats du marquis !
LOULOU. Mais non, papa; vous ne comprenez pas... j'ai voulu dire : Babet que le marquis instruisit... Éduqua, d'éduquer.
LE PÈRE COCHOIS. O'édiiqua d'éduqué, d'éduqui !... Va te promener ; pour moi , je n'en peux plus.
GOGO. Papa, on va souper.
M'"' COCHOIS. On va servir tout à l'heure.
CHICHOTTE, àpart. II faut pourtant trouver le moyen de faire sortir le marquis de ma chambre. {Haut.) Si, en attendant le souper. Loulou , tu achevais de me montrer la maison ?
LOULOU. Volontiers! volontiers!... Vous permettez, papa et maman?...
LE PÈRE COCHOIS. Surtout ne soyez pas longtemps
Loulou çt Cliicliottc sortent par le fond*.
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