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SCÈNE IV

NORTHUMBERLAND, GUILFORT.

NORTBUMBERLAND.

Aimes-tu Jane Grey?

Si je l'aime, ô mon Dieu!..

NORTHUMBERLAND

Laisse-moi donc agir \ obéis en silence, Aveuglément... un jourencor... mon fiU balance

GUILFORT.

l'ignore vos projets...

NORTHUMBERLAND

Dans plus d'un entretien , Le regard de Marie attaché sur le tien M'a révélé... Guilfort... la sœurd'Édouard t'aime.

GUILFORT.

Jp le crains.

NORTHUMBERLAND

.l'en suis sûr... .l'encourageai moi-même Autrefois. ..raichangé...(:achonsbientonhymen!

GUILFORT.

Du château de Dorset elle repart demain ?

NORTHUMBERLAND

Peut-être.

GUILFORT.

Pour Wilhe-Hall ?

NORTHUMBERLAND

Peut-être.

Quel présage!

NORTHUMBERLAND

Elle t'avait chargé, m'a-t-on dit, d'un message?

GtlILFORT.

Oui, pour lord Arundel ; je l'ai vu ce matin.

NORTHUMBERLAND

De ce couronnement paraissait-il certain?

GUILFORT.

Il n'a rien dit.

NORTHUMBERLAND

N'as-tu pu lire en sa pensée?

GUILFORT.

Non.

NORTHUMBERLAND

Non... laisse-moi seul... rejoins ta fiancée.

GUILFORT.

On dirait que l'on touche à ces événements Qui des trônes vieillis changent les fondements. Le soupçon vient glacer les plus mâles courages: L'air brûlant de la cour semble chargé d'orages : Le monarque, frappé par un récent trépas, Semble avoir emporté la paix de ses états. Huit jours se sont passés depuis la mort du frère. Et cependant la sœur, sans nul parti contraire, N'a point encor reçu le diadème d'or.

Présent que tient de Dieu la maison de Tudor. De ces retardements, que faut-il que je pense?

NORTHUMBERLAND

Ne m'interroge pas, mon fils; pour récompense. Ton hymen à minuit.

Guilfort sort.

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